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Qui est MUSAVULI KALEVERWA PHELGON ?

Agé de 60 ans, il est marié à Madame KAHINDO KALIKESHO Asnath avec laquelle ils ont eu 10 enfants dont 4 garçons et 6 filles.  

Phelgon est un agriculteur passionné de la fédération Café du Comité Local de Bulambo du SYDIP en chefferie de Bashu, territoire de Beni et il est parmi les membres fondateurs du SYDIP avec l’Honorable VAHAMWITI MUKESYAYIRA Jean Chrysostome.

Après ses études secondaires à l’Institut MUMOLE, option commerciale et administrative en 1973, il est bénéficiaire de plusieurs formations avec :

  • CECAF (1986) : formation en secrétariat;
  • COTEDER (1987-1995) : Différentes formations sur les outils de gestion d’une coopérative, autofinancement, étude du marché, genre, techniques agricoles, monitoring, cycle d’une organisation, techniques d’animation, développement communautaire …
  • SYDIP (1995 -2011) : formations des parajuristes ruraux, leader paysan, management, cycle de projet, planification, suivi et évaluation, genre et entreprenariat agricole, analyse SWOOT, communication dans les organisations, loi foncière, compte d’exploitation, code de la famille, plaidoyer et lobbying ;
  • CEFADES : Outils de gestion, ouverture du bilan et fermeture
  • OXFAM QUEBEC : création des AGR, élaboration des statuts et ROI des coopératives, lutte contre le VIH SIDA ;
  • APAV : chaine de valeur, protection de l’environnement, lutte contre le Wilt bactérien ;
  • AAP : loi foncière, Régime matrimoniale dans le code de la famille ;
  • OXFAM NOVID : Résilience ;
  • COOCENKI : techniques culturales, compte d’exploitation, chaine de valeur ;
  • SAFDEF : genre ;
  • FOPAC : outils de gestion ;
  • VECO : plan et construction de micro station de lavage du café, traitement du café, élaboration du plan d’affaire, gestion des risques, agro foresterie ;
  • FAO : techniques culturales et les plantes bilogiques
  • PNUD : gestion et prévention des conflits, communication et montage des émissions ;
  • PASA-NK : Management,

Chrétien de l’Eglise CBCA Bulambo/Buhesi, ou il avait occupé le poste de dirigeant de la jeunesse et secrétaire de la même paroisse vers les années 1984 à 1995, il assume des postes dans des coopératives de café ACOPLAI (Association Coopérative des planteurs d’ISale)  en 1986 à 1990 et fut premier président du Conseil d’Administration  de la Coopérative Kawa Kabuya de 2014 à 2017.

Il occupe plusieurs postes de présidence de la Société Civile du groupement d’Isale Bulambo, Chefferie de Bashu et de fois Conseiller en matière de développement du Mwami du groupement Isale Bulambo.

Au sein du SYDIP, il a assumé plusieurs postes  dont :

  • 1994-1996 : Animateur  et Président du Comité Local de Bulambo ;
  • 1997-2002 : Secrétaire du Centre Agricole de Bulambo ;
  • 2002-2007 : Secrétaire du Secteur Agricole de Bulambo ;
  • 2007-2013 : Moniteur agricole du Centre Agricole de Bulambo ;
  • 2014-2017 : Conseiller à la Véranda Centrale ;  

Dans son actif, il faut signaler quelques réalisations :

  • Initiation des projets communautaires dans la chefferie de Bashu ;
  • Plaidoyer auprès ministre provincial du plan : construction marché moderne de Bulambo ;
  • Création de la COOPEC Caisse paysanne ;
  • Construction d’un centre de formation professionnelle à Bulambo ;
  • Adduction d’eau
  • Installation de la Radio communautaire Bashu ;
  • Construction des micros-stations de lavages et sensibilisations des producteurs dans la relance de la culture du café dans la chefferie de Bashu.

Le 24 novembre  2020, il est élu Président National de la Véranda Centrale du SYDIP.De retour à Bulambo, Ir Arsène NDUNGO.

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Vie de l'organisation

HISTOIRE DE SUCCES

Monsieur KAMBALE SIKULI est un agriculteur assidu du territoire de Beni dans le secteur Ruwenzori en groupement Buliki. C’est dans le Grand Nord de la province du Nord-Kivu.

Monsieur KAMBALE SIKULI est membre du SYDIP (Syndicat de Défense des Intérêts Paysans), porteur de la carte N° 17898, à partir de l’année 2013. Depuis son adhésion au SYDIP, Monsieur KAMBALE SIKULI a bénéficié, avec ses camarades du centre agricole MAUSA, des formations, conseils et accompagnement agricole assuré par les animateurs de SYDIP et dès lors, il s’est dévoué à l’agriculture.

Son épouse, Madame KAVUGHO SAWASAWA, témoigne :

– Ayant reçu plusieurs sensibilisations des animateurs de SYDIP, mon mari a fini par y adhérer depuis l’année 2013. [Rappelons que le SYIDIP est un syndicat d’encadrement des paysans agriculteurs, éleveurs et pêcheurs] ;

– Après avoir participé à différentes formations sur les techniques agricoles et d’élevage, mon mari s’est investi dans l’agriculture et nous avons vu notre revenu s’accroitre ;

– Avec le revenu obtenu de nos activités agricoles, nous avons réussi à épargner dans une institution de micro-finance « COODEFI » et un deuxième compte dans CECAFEP, nous avons réussi à acheter une parcelle à Beni et une autre à Butembo, nous avons réussi à scolariser nos enfants jusqu’à l’obtention de diplôme du secondaire. N’eut été leur vocation maritale, certains d’entre eux seraient à l’université ;

– Eu égard à tout ce cheminement, je réalise qu’il me faut emboiter le pas à mon mari en adhérant au SYDIP.

Témoignage capté par KASEREKA MALEKANI, SECAD SYDIP

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Une distribution de semences aux bénéficiaires du projet COD1158

Une distribution d’intrants agricoles a été effectuée en faveur de 1000 bénéficiaires qui avaient été ciblés en territoire de Lubero/Province du Nord-Kivu, dans les aires de santé de KITSOMBIRO, KILONGE, LUOTU et KITSUKU.

C’est dans le cadre du projet COD1158 réalisé par SYDIP sous l’appui financier de WHH, ayant comme objectif, le « Renforcement de la sécurité alimentaire et nutritionnelle et des services AEPHA (WASH) pour atténuer les effets négatifs de la pandémie COVID-19 pour les personnes particulièrement vulnérables dans certains pays partenaires de la Welthungerhilfe ».

Les heureux bénéficiaires ont reçu chacun un kit contenant 40 kg de semences de la pomme de terre, 14,5 kg de semences du petit pois, 15 g de semences de chou, 20 g de semences de poireaux et 20 g de semences d’oignon.

Les paysans ont été satisfaits de cet acte généreux, posé par le bienfaiteur WHH en partenariat avec SYDIP, et lancent un appel aux autres partenaires techniques et financiers de bonne volonté d’emboiter le pas.

Sé./SYLVESTRE MALEKANI, SACAD SYDIP

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Secal

Le COD1158 en marche

Comité de gestion des plaintes dans les aires de santé de Lubango et de Kilonge

Le COD1158 est un projet qui consiste en un « Renforcement de la sécurité alimentaire et nutritionnelle et des services AEPHA (WASH) pour atténuer les effets négatifs de la pandémie COVID-19 pour les personnes particulièrement vulnérables dans certains pays partenaires de la Welthungerhilfe ». Le projet vise à sensibiliser les différentes catégories de populations vulnérables mais aussi à réduire l’impact économique des mesures de mitigation du COVID-19.

Les activités qui sont menées par SYDIP concourent à l’atteinte du résultat 1 qui consiste à renforcer la sécurité alimentaire et nutritionnelle en faveur de la population cible qui est formée particulièrement des femmes et des enfants.

Pour le bon déroulement des activités, il s’est avéré de mettre en place des comités locaux dont les membres seraient formés sur le mécanisme de gestion des plaintes à travers les zones de santé de Masereka, Alimbongo et Lubero, dans lesquelles le projet est exécuté. En tout, 13 comités constitués de 51 personnes ont été mis en place dans 17 aires de santé des zones précitées.

Ces comités auront comme rôles :

  • Enregistrer les plaintes et les feedbacks reçu sur le programme de WHH ;
  • Donner des informations sur les activités du programme (distribution, etc.), aider la communauté à mieux formuler et adresser leurs plaintes ;
  • Confirmer les critères de sélection et d’autres informations sur le programme ;
  • Collecter les plaintes sensibles liées au programme dans une boite sécurisée pour que WHH puisse investiguer, suivre et donner le feedback;
  • Donner des informations sur d’autres programmes et services existants dans la zone d’intervention.
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Vie de l'organisation

RENFORCEMENT DES CAPACITES DES RESPONSABLES DES UNITES D’AUTOFINANCEMENT

Sur invitation du responsable administratif et financier du SYDIP, les gestionnaires des unités d’autofinancement se sont réunis en atelier durant deux jours pour une formation qui portait sur le renforcement des capacités de ces gestionnaires. La formation a connu la participation de 16 personnes dont 5 agents du dépôt de vivres, 1 agent de la station Kasinga, 1 agent de la cantine d’intrants de Butembo, 1 agent du centre de collecte et magasin d’intrants de Kitsombiro, un agent de la cantine d’élevage de Kitsombiro, le chargé des unités d’autofinancement, le chargé de marketing, le comptable des unités d’autofinancement, les 2 formateurs et le rapporteur.

D’après ses statuts, à son article 44, le SYDIP s’appuie sur les cotisations de ses membres pour son bon fonctionnement et pour les actions syndicales. Et l’article 45 ajoute que pour renforcer ses capacités financières locales, le SYDIP peut entreprendre des activités rentables dans divers secteurs économiques. Or, à partir des analyses financières, il s’avère que les avoirs propres du SYDIP ne couvrent qu’un petit pourcentage du total des finances qui sont mises en jeu pour l’accompagnement des paysans. Ceci constitue un grand défi à relever. Une des solutions pour affronter ce défi, c’est de former les gestionnaires qui seront capables d’élever le niveau économique des unités d’autofinancement pour permettre au SYDIP de sortir de cette impasse.

Cette formation a porté essentiellement sur la tenue des outils de gestion liée aux services ci-après : l’approvisionnement, la gestion des stocks, la gestion de la clientèle et la gestion de la trésorerie.

Le Secrétaire Général du SYDIP a salué la bravoure des organisateurs de cette formation, l’intérêt particulier que les participants ont accordé à l’atelier et il a souhaité que de telles activités soient tenues régulièrement car ce sera une fierté de voir le SYDIP émerger à partir de ses unités d’autofinancement.

Le Secrétaire Général a démontré que les recettes des unités d’autofinancement permettront au SYDIP d’améliorer sa capacité d’autonomie qui est aujourd’hui très loin en-dessous de la moyenne.

Sé/Sylvestre MALEKANI (SECAD SYDIP)

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Social

TOUS VERS LA BASE, TOUS A LA BASE, TOUS AVEC LA BASE

« Tous vers la base, Tous à la base, Tous avec la base. » Tel est le slogan du nouveau Président de SYDIP prononcé au cours de son entretien avec l’ensemble des animateurs du SYDIP au lendemain du 25e congrès au cours duquel il avait été élu.

Dans leur mot adressé aux participants du 25e congrès, les membres du conseil des Sages du SYDIP ont relevé qu' »à sa création, SYDIP, comme syndicat, était fort en actions syndicales et en plaidoyer.  L’action syndicale a baissé progressivement.  Il faut la relancer parallèlement aux actions économiques.« 

Euh donc, le slogan du Président est un appel lancé aux techniciens de terrain pour leur demander de se concentrer aux activités de terrain dans un accompagnement de proximité en faveur des membres afin d’éveiller leur engouement à adhérer au syndicat.

C’est ainsi qu’au cours de ce premier trimestre 2021, les techniciens ont entrepris des missions de sortie vers le terrain qui couvre le rayon d’action opérationnel du SYDIP. Les paysans ont salué cette initiative et beaucoup d’entre eux, qui avaient déjà déserté, ont commencé à renouveler leur confiance au SYDIP en achetant la carte de membre.

Toutefois, il est à noter qu’il y a beaucoup de défis à relever, surtout dans les zones en perpétuelle insécurité imposée par les soi-disant ADF. Les paysans de ces milieux sont en situation de vulnérabilité perpétuelle. Un cri d’alarme est lancé aux hommes de bonne volonté pour venir en aide à ces nécessiteux.

Sé/SYLVESTRE
SECAD SYDIP

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Lancement officiel de la récolte de la pomme de terre par Son Excellence Madame le Ministre Provincial de l’Agriculture, Pèche, Elevage et Développement Rural à Kilolirwe.

La ferme de Kashungura dans le bassin de production de kilolirwe en Chefferie de Bashali Kaembe, territoire de Masisi a été le lieu pour cette cérémonie de lancement officiel de la production de la pomme de terre dans le cadre du projet PASA-NK (Projet d’Appui au Secteur Agricole du Nord-Kivu) pour la saison A 2021.

Pour rappel, le SYDIP étant l’OP chef de file de la pomme de terre, accompagne 40 producteurs de la Coopérative Agricole Paysanne UAMUSHO, COOAPU en sigle dans le territoire de Masisi. Les 40 producteurs emblavent une superficie de 4.5 ha de la pomme de terre dans le cadre du projet PASA-NK dans le territoire de Masisi et plus précisément dans le bassin de production de Kilolirwe.

Cette coopérative, en travers son président du Conseil d’Administration Monsieur NZITONDA MIHIGO Philémon, avait émis le vœu de récolter sa production en présence de Madame Dr FATUMA SHEILLA, Ministre de l’agriculture, pêche, élevage et développement rural dans la province du Nord-Kivu.

C’est dans ce cadre qu’en date du 15 février 2021, une délégation a séjournée en territoire de Masisi et était composée entre autre de madame Docteur FATUMA alors Ministre Provincial en charge de l’agriculture, pèche, élevage et développement rural qui avait dans sa suite ; Monsieur NDABAGERA Gilbert, chef de division de l’IPA (Inspection Provincial de l’Agriculture), de Monsieur BRUNO KAZADI, Coordonnateur National du projet PASA-NK, des experts de l’UCP (Unité de Coordination du Projet), du staff du bureau de liaison du SYDIP de Goma attaché au projet, des moniteurs de l’ITA, des encadreurs de l’ITDRAL et des journamlistes de la RTNC sous l’encadrement du chargé de communication de la FOPAC-NK.

Après le mot d’accueil du PCA de la coopérative, Madame le ministre est directement visité le champ sous les explications du staff de terrain du SYDIP. Prenant la parole en premier lieu, l’ingénieur Pierrot MANDEFU, coordonnateur du plan d’affaire de la pomme de terre dans la partie Grand Sud et Chef de bureau de liaison du bureau du SYDIP a d’abord féliciter la délégation venue de Goma pour l’importance qu’elle attache à cette journée champêtre de lancement de récolte de la pomme de terre dans le territoire de Masisi. Selon l’Ingénieur Arsène NDUNGO qui est l’agronome superviseur du SYDIP dans le cadre du projet PASA-NK a fait savoir à la délégation que les producteurs ont utilisé la bonne semence, la bouse comme matière organique et les engrais chimiques (DAP et Urée) et que ces producteurs ont respecté le calendrier de traitement de leurs champs en produits phytosanitaires. Tout au long de l’implantation de cette culture, des missions de suivi ont été organisés en faveur de ces producteurs bien que le moniteur de l’IPA était là en permanence. En date du 01 février 2021, le champ avait été défanné. Avant l’arrivée de la délégation, on a prélevé des données dans 20 carrées de rendement de 2m X 2m installés dans cette étendue de 4.5ha. La moyenne de la production était estimée à 25 tonnes à l’ha.

Pour contre vérifier ces données sur le rendement, 3 carrées de rendement ont été installés dans le champ et ont été récoltés par la délégation venue de Goma.

A la fin de cette visite, les hôtes ont été interviewés.

Le premier était le président du CA de la coopérative, il a d’abord remercié madame le ministre et les autres membres de la délégation pour avoir répondu favorablement à l’invitation du SYDIP pour visiter les activités de la COOAPU. A part les 4.5 ha appuyés par le PASA-NK. Pour lui, l’accompagnement technique du SYDIP a permis à la coopérative d’accroitre sa production de 25 %. L’agriculture et l’élevage des activités sont rentables mais interdépendantes car la vache produit de la bouse utilisée dans l’agriculture. L’agriculture nous aide à faire la culture fourragère. La coopérative dispose 1 ha de Trypsacum laxum pour l’alimentation des bétails. C’est un signe de début de l’élevage intensif.

Le deuxième est le Coordonnateur de la filière pomme de terre de la partie Grand Sud, l’Ir Pierrot MANDEFU, qui se dit satisfait de la production de la COOAPU et ceci c’est suite de la pratique des conseils techniques par les producteurs de la coopérative et la qualité des intrants distribués pour cette saison. Son souhait serait de voir cette coopérative emblaver le double de cette superficie que nous récoltons ce jour et l’augmentation du revenu dans le ménage du producteur dans les jours à venir.

Quant au Coordonnateur National du PASA-NK, Monsieur BRUNO KAZADI, il est très satisfait de la qualité de travail abattu par la COOAPU sous l’accompagnement du staff de terrain du SYDIP. Il a promis appuyer la COOAPU dans la production semencière. Il souhaiterait pour la saison prochaine accompagner une centaine des producteurs de cette coopérative. De 15 tonnes à 25 tonnes par ha, ce travail à encourager et a lancé un appel aux consommateurs de la pomme de terre et responsables des super marchés en travers la RDC, que la pomme de terre de qualité pour les frittes est produit à Masisi dans le Nord-Kivu.

En dernier lieu, c’est madame le ministre qui a exprimé le sentiment de satisfaction en rapport de cette visite. Pour elle, c’est la première fois que le projet PASA-NK appuie la COOAPU en travers le SYDIP. Pendant la période de confinement liée à la covid-19 ; cette coopérative avait exporté la pomme de terre vers le RWANDA. La productivité de la pomme de terre est entrain de prendre une autre allure dans le territoire de Masisi. Elle a promis plaider à  autres partenaires à songer à l’aménagement d’un système de conservation pour la pomme de terre.

Avant de rentre à Goma, la délégation a visité les races bovines exploités dans cette ferme. 2 races françaises sont élevées par la COOAPU dont Frisonne et Jersey qui sont réputées pour la production laitière. Pour le moment une vache produit journalièrement 15 litres. A part la vache, la COOAPU élevé les dindons, les chèvres et les moutons.

De retour à Kilolirwe Ir Arsène NDUNGO

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Vie de l'organisation

LE 25e CONGRES DU SYDIP

Le SYDIP, dans la poursuite de sa mission de promouvoir des paysans professionnels à travers l’accompagnement juridique, technique, promotion genre et jeune et recherche des marchés rémunérateurs des produits, continue à appuyer ses coopératives agricoles. Ces dernières, une fois bien assises, pourraient contribuer à l’autonomisation financière de la structure et celle des membres.

Dans le cadre de l’évaluation de ses actions, le SYDIP organise, chaque année, une assemblée générale appelée communément congrès. Pour l’année 2020, les assises du congrès ont été organisées en dates du 22 au 24 novembre, ayant comme thème principal, les expériences des coopératives agricoles du SYDIP et l’agriculture contractuelle.

Notons que le congrès organisé cette année était en même temps électif. Et comme le SYDIP prône la bonne gouvernance avec l’alternance au pouvoir comme principe de base, Monsieur BALITENGE WANGAHEMUKA, après avoir épuisé les deux mandats que lui ont confiés les membres, a été appelé à passer le pouvoir, par voie élective, à Monsieur MUSAVULI KALEVERWA comme 4e président du SYDIP. Les images ci-après représentent les 4 présidents tels qu’ils se sont succédé depuis 1996 :

De gauche à droite: ISOMBI (1996-2005), MIVIMBA (2005-2010), BALITENGE (2010-220), KALEVERWA (novembre 2020- )

Ce 25e congrès, tenu à Butembo au centre MARIA MAMA de Butembo, a connu la participation de 248 personnes dont 66 Femmes. Ces participants venus des différents secteurs agricoles du SYDIP, et d’autres des différents partenariats, ont dégagé, à l’issue de ces assises, les recommandations et résolutions ci-après :

  1. Après la vérification du quorum, les participants à ce 25e congrès ordinaire du SYDIP ont décidé que les travaux de ce 25e congrès ordinaire du SYDIP se déroulent normalement car le quorum requis a été atteint à 75 % conformément à l’article 17 des textes statutaires du SYDIP.
  2. Les participants au 25e congrès recommandent à la véranda centrale de continuer à faire le suivi de l’application de la décision portant sur la standardisation de l’unité des mesures des produits agricoles.
  3. Les participants à ce 25e congrès du SYDIP recommandent au secrétariat général et à la véranda centrale de continuer à étendre la catégorisation des membres (agri-pilotes, moyens et de niveau bas) au niveau des autres secteurs agricoles à part le secteur agricole BIKARA qui est déjà retenu comme secteur pilote.
  4. Les participants à ce 25e congrès recommandent au secrétariat général de renforcer davantage l’accompagnement des membres de toutes les fédérations agricoles proportionnellement aux cotisations qui ont été libérées dans ces fédérations agricoles.
  5. A la véranda centrale et secrétariat général de ne pas baisser les bras à poursuivre Mr KAKULE NZIWA du centre Agricole de BUYINGA jusqu’à la remise effective de la décortiqueuse du SYDIP.
  6. Les participants à ce 25e congrès recommandent au secrétariat général de continuer à appuyer les coopératives déjà opérationnelles à obtenir d’autres documents (autorisation de fonctionnement, RCCM, etc…) régissant une coopérative agricole et les renforcer sur la gestion financière.
  7. Les participants au 25e congrès recommandent également au secrétariat général de finaliser l’élaboration et d’appliquer le manuel de procédures administratives et financières (MAPAF) propres aux unités d’autofinancement.
  8. Les participants à ce 25e congrès suggèrent au secrétariat général d’étendre son accompagnement juridique auprès des membres du SYDIP des autres territoires tels que MASISI et NYIRAGONGO.
  9. Les participants à ce congrès recommandent à la véranda centrale conjointement avec le secrétariat général de procéder à l’évaluation technico-financière des coopératives déjà opérationnelles.
  10. Pour améliorer efficacement la comptabilité au sein du SYDIP, les participants à ce 25e Congrès recommandent à la véranda centrale en collaboration avec le secrétariat général d’analyser la possibilité de recruter un assistant comptable qui s’occupera beaucoup plus de l’inventaire comptable et extra-comptable surtout des unités d’autofinancement.
  11. Les participants à ce 25e congrès adoptent de créer dans l’avenir la société coopérative des producteurs agricoles (SOCOPA) suivant différentes filières et la véranda centrale y fera un suivi continuel.
  12. Les participants au 25e congrès recommandent aux coopératives de libérer annuellement une cotisation à leur syndicat au prorata de leur bénéfice pour contribuer au soutien des activités syndicales.
  13. Les participants au 25e congrès recommandent aux coopératives de s’approprier rigoureusement l’agriculture contractuelle.
  14. Les participants à ce 25e congrès adoptent les rapports présentés par les différents organes : véranda centrale, secrétariat général, commission de contrôle, audit externe, cabinet-conseil. 
  15. Après élection des membres de la véranda centrale qui vont exercer leur mandat durant cinq ans ; voici les résultats :

Président national                      : MUSAVULI KALEVERWA

Vice-président national              : SHAMAPFU RWASSA

Secrétaire national                      : THEMBO MIKONGO 

Conseillernationaux                  : 1er : KAVUGHO MATSONGANI Elisabeth

2e : KAVUSA KAVUTIRWAKI Jacques

Délégué national Département femme : KAHINDO KATAHIRE

Délégué national Département jeune    : MUMBERE MUTUNDI

Président national                       : MUSAVULI KALEVERWA

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Santé Social

SYDIP/Butembo: des femmes favorables au remplacement des agents de riposte contre Ebola inefficaces

L’équipe de riposte devrait penser à remplacer son personnel qui trempe dans l’inefficacité. Elle doit ainsi procéder à une évaluation permanente des agents qui rendent service dans le cadre de mettre fin à Ebola. Ces recommandations sont parmi celles qui ont été émises par 54 femmes participantes à une séance de réflexion organisée lundi 09 septembre 2019 par le département Femme et de la promotion du genre du SYDIP à Butembo.

Les femmes déplorent les conditions stressantes dans lesquelles sont placées les femmes enceintes, les femmes allaitantes et leurs enfants de moins 5 ans. Celles-ci souhaitent que le transfert vers le Centre de Transit ou le Centre de Traitement Ebola se fasse après confirmation du cas positif d’Ebola. KAVIRA SAAMBILI Denise, animatrice du département femme et promotion du genre s’est confiée ce mardi 10 septembre 2019 à Radio Moto Butembo-Beni pour nous restituer l’essentiel de cette concertation.

« Nous avons constaté qu’il y a frustration des enfants, soit des mamans des enfants. Lorsqu’elles sont au niveau des CT, on sépare l’enfant de sa mère. Cela peut provoquer des traumatismes dans les jours à venir, ca peut provoquer des problèmes dans l’avenir. Il faut que le rapprochement de l’enfant suspect avec les membres de sa famille soit bien géré. Il faut aussi avoir un département au niveau du CT pour les enfants ; et là il faut mettre un psychologue adapté au niveau des enfants.  Nous avons pensé qu’il faut qu’on engage des gens qui maitrise la psychologie de l’enfant mais aussi aménager l’environnement là  par rapport au niveau des enfants. Pour les CT, on a constaté que c’est une innovation. Et la maladie est vraiment nouvelle ici chez nous. Que les services des CT soit un annexe à l’hôpital où nous avons l’habitude de nous soigner. Maintenant après avoir prélevé au niveau de l’hôpital, maintenant si le malade est confirmé, on peut maintenant procéder à l’isolement dans le CTE », a-t-elle restitué.

Les femmes participantes ont aussi recommandé l’amélioration de la prestation des commissions Communication et Psychologie de l’équipe de réponse à Ebola.

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Agriculture Secal

Agriculture prospère à Lubero : le SYDIP prône la vente à la balance et le crédit agricole

Le pesage des produits sur une balance et l’accès au crédit agricole pour mieux aider le paysan à prospérer dans ses activités. Voilà ce qui était au centre d’un atelier organisé par le Syndicat de Défense des Intérêts paysans, SYDIP, ce mercredi dans la salle des réunions du bureau du territoire de Lubero. Près de 70 participants venus de tous les coins du territoire de Lubero étaient présents.

Ces assises étaient un réel cadre d’échange entre les producteurs et autres acteurs sur la standardisation des unités de mesure des produits agricoles. Le défi est tel que, une fois le paysan vend ses produits sans recourir à la balance, il devient perdant.

Les participants : des producteurs, des commerçants voire des transporteurs se sont désolés de la défaillance dans l’application d’une mesure palliative signée depuis août 2016. Par un arrêté, par l’administrateur de territoire avait interdit la vente des produits vivriers par des seaux ou encore par estimation au champ.

Bien plus, les représentants de la COODEFI, de la COOPECO Lubero, de la COOPEC AGROPAS LE GRENIER et de la CECAFEP ont garanti les producteurs qu’ils sont candidats au crédit agricole. Le déroulement de cet atelier enchante BALITENGE WANGAHEMUKA, Président national du SYDIP.

« On a  constaté certaines failles conformément à la mise en application de cette décision. La faible implication des services de l’économie et de l’AGRIPEL. Nous venons de mettre des stratégies pour essayer d’améliorer comment on va mettre en application cette décision. On vient aussi de mettre certaines recommandations dont chaque acteur responsable pour son exécution. Les paysans ne devront plus avoir peur des crédits agricoles. Nous sommes très bien informés par les représentants des institutions financières, nous agriculteurs, nous devons aussi accéder au crédit agricole », a-t-il laissé entendre.

Les participants espèrent tirer bientôt profit du pesage des vivres et du crédit agricole.

« Le fait de peser chaque fois nos produits agricoles c’est vraiment très important. Que les agriculteurs puissent aussi avoir cette culture de peser tout ce qu’ils produisent. Nous avions beaucoup de crainte et beaucoup de confusion. Les délégués des coopératives nous ont beaucoup éclairés », s’est réjoui ce participant.

Et pour se rassurer de la matérialisation des recommandations émises à différents niveaux, Sage MUMBERE MASINDA, secrétaire général du SYDIP annonce une rencontre évaluative d’ici trois mois à Lubero.

Ces activités rentrent dans le cadre du projet d’amélioration de la résilience dans les zones de production  agricole affectées par les conflits et le déplacement interne en territoire de Lubero. Projet financé par le ministère fédéral allemand de la coopération internationale, BMZ, circonscrit HANGI MULAWA, expert chargé de la gestion des ressources naturelles dans ce projet.

Radio Moto Moto Beni-Butembo