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Vie de l'organisation

LE 25e CONGRES DU SYDIP

Le SYDIP, dans la poursuite de sa mission de promouvoir des paysans professionnels à travers l’accompagnement juridique, technique, promotion genre et jeune et recherche des marchés rémunérateurs des produits, continue à appuyer ses coopératives agricoles. Ces dernières, une fois bien assises, pourraient contribuer à l’autonomisation financière de la structure et celle des membres.

Dans le cadre de l’évaluation de ses actions, le SYDIP organise, chaque année, une assemblée générale appelée communément congrès. Pour l’année 2020, les assises du congrès ont été organisées en dates du 22 au 24 novembre, ayant comme thème principal, les expériences des coopératives agricoles du SYDIP et l’agriculture contractuelle.

Notons que le congrès organisé cette année était en même temps électif. Et comme le SYDIP prône la bonne gouvernance avec l’alternance au pouvoir comme principe de base, Monsieur BALITENGE WANGAHEMUKA, après avoir épuisé les deux mandats que lui ont confiés les membres, a été appelé à passer le pouvoir, par voie élective, à Monsieur MUSAVULI KALEVERWA comme 4e président du SYDIP. Les images ci-après représentent les 4 présidents tels qu’ils se sont succédé depuis 1996 :

De gauche à droite: ISOMBI (1996-2005), MIVIMBA (2005-2010), BALITENGE (2010-220), KALEVERWA (novembre 2020- )

Ce 25e congrès, tenu à Butembo au centre MARIA MAMA de Butembo, a connu la participation de 248 personnes dont 66 Femmes. Ces participants venus des différents secteurs agricoles du SYDIP, et d’autres des différents partenariats, ont dégagé, à l’issue de ces assises, les recommandations et résolutions ci-après :

  1. Après la vérification du quorum, les participants à ce 25e congrès ordinaire du SYDIP ont décidé que les travaux de ce 25e congrès ordinaire du SYDIP se déroulent normalement car le quorum requis a été atteint à 75 % conformément à l’article 17 des textes statutaires du SYDIP.
  2. Les participants au 25e congrès recommandent à la véranda centrale de continuer à faire le suivi de l’application de la décision portant sur la standardisation de l’unité des mesures des produits agricoles.
  3. Les participants à ce 25e congrès du SYDIP recommandent au secrétariat général et à la véranda centrale de continuer à étendre la catégorisation des membres (agri-pilotes, moyens et de niveau bas) au niveau des autres secteurs agricoles à part le secteur agricole BIKARA qui est déjà retenu comme secteur pilote.
  4. Les participants à ce 25e congrès recommandent au secrétariat général de renforcer davantage l’accompagnement des membres de toutes les fédérations agricoles proportionnellement aux cotisations qui ont été libérées dans ces fédérations agricoles.
  5. A la véranda centrale et secrétariat général de ne pas baisser les bras à poursuivre Mr KAKULE NZIWA du centre Agricole de BUYINGA jusqu’à la remise effective de la décortiqueuse du SYDIP.
  6. Les participants à ce 25e congrès recommandent au secrétariat général de continuer à appuyer les coopératives déjà opérationnelles à obtenir d’autres documents (autorisation de fonctionnement, RCCM, etc…) régissant une coopérative agricole et les renforcer sur la gestion financière.
  7. Les participants au 25e congrès recommandent également au secrétariat général de finaliser l’élaboration et d’appliquer le manuel de procédures administratives et financières (MAPAF) propres aux unités d’autofinancement.
  8. Les participants à ce 25e congrès suggèrent au secrétariat général d’étendre son accompagnement juridique auprès des membres du SYDIP des autres territoires tels que MASISI et NYIRAGONGO.
  9. Les participants à ce congrès recommandent à la véranda centrale conjointement avec le secrétariat général de procéder à l’évaluation technico-financière des coopératives déjà opérationnelles.
  10. Pour améliorer efficacement la comptabilité au sein du SYDIP, les participants à ce 25e Congrès recommandent à la véranda centrale en collaboration avec le secrétariat général d’analyser la possibilité de recruter un assistant comptable qui s’occupera beaucoup plus de l’inventaire comptable et extra-comptable surtout des unités d’autofinancement.
  11. Les participants à ce 25e congrès adoptent de créer dans l’avenir la société coopérative des producteurs agricoles (SOCOPA) suivant différentes filières et la véranda centrale y fera un suivi continuel.
  12. Les participants au 25e congrès recommandent aux coopératives de libérer annuellement une cotisation à leur syndicat au prorata de leur bénéfice pour contribuer au soutien des activités syndicales.
  13. Les participants au 25e congrès recommandent aux coopératives de s’approprier rigoureusement l’agriculture contractuelle.
  14. Les participants à ce 25e congrès adoptent les rapports présentés par les différents organes : véranda centrale, secrétariat général, commission de contrôle, audit externe, cabinet-conseil. 
  15. Après élection des membres de la véranda centrale qui vont exercer leur mandat durant cinq ans ; voici les résultats :

Président national                      : MUSAVULI KALEVERWA

Vice-président national              : SHAMAPFU RWASSA

Secrétaire national                      : THEMBO MIKONGO 

Conseillernationaux                  : 1er : KAVUGHO MATSONGANI Elisabeth

2e : KAVUSA KAVUTIRWAKI Jacques

Délégué national Département femme : KAHINDO KATAHIRE

Délégué national Département jeune    : MUMBERE MUTUNDI

Président national                       : MUSAVULI KALEVERWA

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Santé Social

SYDIP/Butembo: des femmes favorables au remplacement des agents de riposte contre Ebola inefficaces

L’équipe de riposte devrait penser à remplacer son personnel qui trempe dans l’inefficacité. Elle doit ainsi procéder à une évaluation permanente des agents qui rendent service dans le cadre de mettre fin à Ebola. Ces recommandations sont parmi celles qui ont été émises par 54 femmes participantes à une séance de réflexion organisée lundi 09 septembre 2019 par le département Femme et de la promotion du genre du SYDIP à Butembo.

Les femmes déplorent les conditions stressantes dans lesquelles sont placées les femmes enceintes, les femmes allaitantes et leurs enfants de moins 5 ans. Celles-ci souhaitent que le transfert vers le Centre de Transit ou le Centre de Traitement Ebola se fasse après confirmation du cas positif d’Ebola. KAVIRA SAAMBILI Denise, animatrice du département femme et promotion du genre s’est confiée ce mardi 10 septembre 2019 à Radio Moto Butembo-Beni pour nous restituer l’essentiel de cette concertation.

« Nous avons constaté qu’il y a frustration des enfants, soit des mamans des enfants. Lorsqu’elles sont au niveau des CT, on sépare l’enfant de sa mère. Cela peut provoquer des traumatismes dans les jours à venir, ca peut provoquer des problèmes dans l’avenir. Il faut que le rapprochement de l’enfant suspect avec les membres de sa famille soit bien géré. Il faut aussi avoir un département au niveau du CT pour les enfants ; et là il faut mettre un psychologue adapté au niveau des enfants.  Nous avons pensé qu’il faut qu’on engage des gens qui maitrise la psychologie de l’enfant mais aussi aménager l’environnement là  par rapport au niveau des enfants. Pour les CT, on a constaté que c’est une innovation. Et la maladie est vraiment nouvelle ici chez nous. Que les services des CT soit un annexe à l’hôpital où nous avons l’habitude de nous soigner. Maintenant après avoir prélevé au niveau de l’hôpital, maintenant si le malade est confirmé, on peut maintenant procéder à l’isolement dans le CTE », a-t-elle restitué.

Les femmes participantes ont aussi recommandé l’amélioration de la prestation des commissions Communication et Psychologie de l’équipe de réponse à Ebola.

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Agriculture Secal

Agriculture prospère à Lubero : le SYDIP prône la vente à la balance et le crédit agricole

Le pesage des produits sur une balance et l’accès au crédit agricole pour mieux aider le paysan à prospérer dans ses activités. Voilà ce qui était au centre d’un atelier organisé par le Syndicat de Défense des Intérêts paysans, SYDIP, ce mercredi dans la salle des réunions du bureau du territoire de Lubero. Près de 70 participants venus de tous les coins du territoire de Lubero étaient présents.

Ces assises étaient un réel cadre d’échange entre les producteurs et autres acteurs sur la standardisation des unités de mesure des produits agricoles. Le défi est tel que, une fois le paysan vend ses produits sans recourir à la balance, il devient perdant.

Les participants : des producteurs, des commerçants voire des transporteurs se sont désolés de la défaillance dans l’application d’une mesure palliative signée depuis août 2016. Par un arrêté, par l’administrateur de territoire avait interdit la vente des produits vivriers par des seaux ou encore par estimation au champ.

Bien plus, les représentants de la COODEFI, de la COOPECO Lubero, de la COOPEC AGROPAS LE GRENIER et de la CECAFEP ont garanti les producteurs qu’ils sont candidats au crédit agricole. Le déroulement de cet atelier enchante BALITENGE WANGAHEMUKA, Président national du SYDIP.

« On a  constaté certaines failles conformément à la mise en application de cette décision. La faible implication des services de l’économie et de l’AGRIPEL. Nous venons de mettre des stratégies pour essayer d’améliorer comment on va mettre en application cette décision. On vient aussi de mettre certaines recommandations dont chaque acteur responsable pour son exécution. Les paysans ne devront plus avoir peur des crédits agricoles. Nous sommes très bien informés par les représentants des institutions financières, nous agriculteurs, nous devons aussi accéder au crédit agricole », a-t-il laissé entendre.

Les participants espèrent tirer bientôt profit du pesage des vivres et du crédit agricole.

« Le fait de peser chaque fois nos produits agricoles c’est vraiment très important. Que les agriculteurs puissent aussi avoir cette culture de peser tout ce qu’ils produisent. Nous avions beaucoup de crainte et beaucoup de confusion. Les délégués des coopératives nous ont beaucoup éclairés », s’est réjoui ce participant.

Et pour se rassurer de la matérialisation des recommandations émises à différents niveaux, Sage MUMBERE MASINDA, secrétaire général du SYDIP annonce une rencontre évaluative d’ici trois mois à Lubero.

Ces activités rentrent dans le cadre du projet d’amélioration de la résilience dans les zones de production  agricole affectées par les conflits et le déplacement interne en territoire de Lubero. Projet financé par le ministère fédéral allemand de la coopération internationale, BMZ, circonscrit HANGI MULAWA, expert chargé de la gestion des ressources naturelles dans ce projet.

Radio Moto Moto Beni-Butembo

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Secal

Lubero : le SYDIP déjà en plein pied du PASA Nord-Kivu

Les activités du Projet d’Appui au Secteur Agricole, PASA Nord-Kivu, ont commencé en territoire de Lubero depuis ce jeudi 18 juillet 2019. Le lancement officiel a eu lieu au cours d’un atelier tenu dans la salle des réunions du bureau administratif de ce territoire. La cérémonie officielle a été dirigée par KAKULE KITI Evariste, secrétaire administratif. Après quoi, les 65 participants  ont suivi certains thèmes.

D’abord, l’agronome Jean-Marie MULEKYA a exposé sur les missions du SYDIP. Ensuite, BALITENGE WANGAHEMUKA, Président national du SYDIP, a éclairé l’assistance sur le projet PASA Nord-Kivu. Enfin, l’agronome Marie-Claire SIKUHIMBIRE, a parlé de la nature de la subvention que le projet va apporter aux bénéficiaires. C’est elle qui a fait entendre que chacun d’eux aura par exemple à contribuer en termes de 10 pourcents. Illustration, s’il s’avère que les dépenses liées à la semence, à l’engrais et aux produits phytosanitaires s’élèvent à 238 dollars, le producteur de la pomme de terre contribuera en termes de 23,5 dollars pour que le projet lui ajoute le reste. Ces explications ont nourri d’espoir les participants.

«   Comme le lancement a été participatif, tout le monde a été satisfait du programme du projet comme l’explication a été donnée par les autorités. Ce n’est pas décourageant parce qu’à toute circonstance il faut aussi prendre une part de votre part pour mieux prendre le projet en main », a lancé ce participant à coté de qui l’autre ajoute « Si quelqu’un met en pratique les techniques que les agronomes vont chaque fois donner, j’espère qu’il aura des productions qui vont aussi satisfaire les besoins primaires des agriculteurs ».

Ici, BALITENGE WANGAHEMUKA, Président national du SYDIP, explique en quoi consiste les activités que le SYDIP va mener dans le projet PASA NORD-KIVU.

« SYDIP va sélectionner les organisations paysannes de base. Ensuite, il va identifier les bénéficiaires à travers ces OP sélectionnées. Il va encadrer et former les agronomes de l’Etat qui seront affectés  dans le projet. Il va contribuer à la construction de dépôts. SYDIP va s’occuper de la collecte des productions vers le marché à travers les coopérative agricoles », a-t-il mentionné.

L’atelier de ce jeudi a connu la participation des membres du SYDIP et des membres d’autres organisations actives dans la production de la pomme de terre dans le Lubero. Pour faire vulgariser ce projet auprès des bénéficiaires, le SYDIP envisage effectuer une tournée dans les villages et agglomérations qui constituent le bassin de production de la pomme de terre en territoires de Lubero, Nyiragongo et Masisi.

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Social

Un parcours laborieux écume le Jubilé d’argent du Syndicat de Défense des Intérêts Paysans

Le Syndicat de Défense des Intérêts Paysans, SYDIP a déjà 25 ans d’existence. Pour célébrer ces années, des activités commémoratives ont été organisées à Butembo, siège de ce syndicat en juillet 2018.

« Qui pouvait s’imaginer qu’un jour les producteurs agricoles du Congo pourront avoir leur propre syndicat à l’instar de l’Union nationale des travailleurs du Congo, UNTC en sigle  et des opérateurs économiques au sein regroupés de la Fédération des entreprises du Congo, FEC en sigle avant les années 1992 et avant la promulgation de la Constitution de la République démocratique du Congo de 2006 qui, en son Article 38, dispose que la liberté syndicale est reconnue et garantie ? », laisse entrer en matière Mr Balitenge Wangahemuka, président national du SYDIP qui se réjouit du fait que ce syndicat existe.   Le SYDIP repose son fondement sur la doctrine sociale selon laquelle les salariés, commerçants, agriculteurs et généralement tous les travailleurs doivent se regrouper au sein des syndicats afin de pouvoir défendre leurs intérêts communs (salaires, conditions de travail, temps de travail, sécurité de l’emploi, etc.).

Comme toute organisation syndicale, le SYDIP est un groupe de pression sur les décideurs politiques, un mouvement de revendication des droits  socioéconomiques de ses membres en vue d’améliorer leurs conditions de vie.

Face à plusieurs défis auxquels font face les producteurs agricoles, le SYDIP se fixe un certain nombre d’objectifs notamment contribuer à la construction d’un monde juste où les droits socioéconomiques des producteurs agricoles sont promus et respectés ; asseoir une démocratie par l’apprentissage permanent des pratiques pour défendre le métier  et les droits des producteurs agricoles ; Créer des cadres de négociation pour la prise en compte des intérêts socioéconomiques des producteurs agricoles.

A sa création, le syndicat paysan voulait mener des actions autour du regroupement des producteurs agricoles familiaux ; de la gestion des conflits fonciers récurrents en milieux ruraux ; de la prise en compte de l’agriculture comme secteur pourvoyeur d’emploi ; de la contribution à l’amélioration quantitative et  qualitative  de la production agricole ; de la réduction  des tracasseries  dans l’organisation des marchés des produits agricoles ; et de l’instauration d’un Etat où règnent la justice, la démocratie et l’équité, etc.

Les membres du SYDIP se sont alors organisés en 615 comités locaux se réunissant dans  100 centres agricoles et 22 secteurs agricoles pour discuter de leurs problèmes  et échanger  leurs expériences sur les bonnes pratiques de développement agricoles et de défense de leurs intérêts ainsi que  la mutualisation du savoir local.

Durant les 25 ans de sa croissance, le SYDIP peut se féliciter d’avoir construit 100 centres agricoles et 22 secteurs agricoles pour des échanges sur les questions de développement agricole au niveau local et la mutualisation de leurs connaissances, de leurs expériences ainsi que leurs efforts de production ; assuré des formations cycliques de 1750 para-juristes ruraux sur les différents textes juridiques, les pratiques coutumières de gestion du terroir leur permettant ainsi de participer et bien d’autres. Cependant quelques difficultés ont contré les efforts des paysans entre autres la faible mobilisation des fonds propres au sein de l’organisation par rapport au financement externe, l’enclavement des milieux ruraux ainsi que l’insuffisance ou manque d’infrastructures pouvant stimuler l’agriculture, la création d’emplois en milieu rural (routes, énergie, centre de recherche, unité de transformation, marchés), etc. Mais Le SYDIP reste convaincu que la contribution de chacun à juguler ces défis permettra d’atteindre les objectifs de développement durable.

Jean Baptiste MUSABYIMANA

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Secal Social

Butembo : la coopérative SYDIP en avant dans le combat contre la pauvreté en structurant les filières agricoles

Situé au cœur d’une région agricole et fertile mais enclavé, Butembo se situe en République démocratique du Congo tous près de la frontière avec Uganda.
Devenue une grande ville à cause de l’exode rural qui est en grande partie lié aux conflits armées qui se vie dans la région depuis près d’une décennie.
Guerre et exode rural un mélange de situation qui ne facilite pas l’évolution de l’agriculture locale qui peine à faire vivre la population.

Face à cette situation, SYDIP « Les syndicats des défenses des intérêts des paysans » tente à son niveau des structurés les filières agricoles et rendre rentable la production du café dans la région pour améliorer les conditions de vie des campagnes et encouragé les paysans à la pratique agricole.
Magazine radio agriculturez en a fait un de ses numéros. Écoutez ici.