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Santé Social

SYDIP/Butembo: des femmes favorables au remplacement des agents de riposte contre Ebola inefficaces

L’équipe de riposte devrait penser à remplacer son personnel qui trempe dans l’inefficacité. Elle doit ainsi procéder à une évaluation permanente des agents qui rendent service dans le cadre de mettre fin à Ebola. Ces recommandations sont parmi celles qui ont été émises par 54 femmes participantes à une séance de réflexion organisée lundi 09 septembre 2019 par le département Femme et de la promotion du genre du SYDIP à Butembo.

Les femmes déplorent les conditions stressantes dans lesquelles sont placées les femmes enceintes, les femmes allaitantes et leurs enfants de moins 5 ans. Celles-ci souhaitent que le transfert vers le Centre de Transit ou le Centre de Traitement Ebola se fasse après confirmation du cas positif d’Ebola. KAVIRA SAAMBILI Denise, animatrice du département femme et promotion du genre s’est confiée ce mardi 10 septembre 2019 à Radio Moto Butembo-Beni pour nous restituer l’essentiel de cette concertation.

« Nous avons constaté qu’il y a frustration des enfants, soit des mamans des enfants. Lorsqu’elles sont au niveau des CT, on sépare l’enfant de sa mère. Cela peut provoquer des traumatismes dans les jours à venir, ca peut provoquer des problèmes dans l’avenir. Il faut que le rapprochement de l’enfant suspect avec les membres de sa famille soit bien géré. Il faut aussi avoir un département au niveau du CT pour les enfants ; et là il faut mettre un psychologue adapté au niveau des enfants.  Nous avons pensé qu’il faut qu’on engage des gens qui maitrise la psychologie de l’enfant mais aussi aménager l’environnement là  par rapport au niveau des enfants. Pour les CT, on a constaté que c’est une innovation. Et la maladie est vraiment nouvelle ici chez nous. Que les services des CT soit un annexe à l’hôpital où nous avons l’habitude de nous soigner. Maintenant après avoir prélevé au niveau de l’hôpital, maintenant si le malade est confirmé, on peut maintenant procéder à l’isolement dans le CTE », a-t-elle restitué.

Les femmes participantes ont aussi recommandé l’amélioration de la prestation des commissions Communication et Psychologie de l’équipe de réponse à Ebola.

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Agriculture Secal

Agriculture prospère à Lubero : le SYDIP prône la vente à la balance et le crédit agricole

Le pesage des produits sur une balance et l’accès au crédit agricole pour mieux aider le paysan à prospérer dans ses activités. Voilà ce qui était au centre d’un atelier organisé par le Syndicat de Défense des Intérêts paysans, SYDIP, ce mercredi dans la salle des réunions du bureau du territoire de Lubero. Près de 70 participants venus de tous les coins du territoire de Lubero étaient présents.

Ces assises étaient un réel cadre d’échange entre les producteurs et autres acteurs sur la standardisation des unités de mesure des produits agricoles. Le défi est tel que, une fois le paysan vend ses produits sans recourir à la balance, il devient perdant.

Les participants : des producteurs, des commerçants voire des transporteurs se sont désolés de la défaillance dans l’application d’une mesure palliative signée depuis août 2016. Par un arrêté, par l’administrateur de territoire avait interdit la vente des produits vivriers par des seaux ou encore par estimation au champ.

Bien plus, les représentants de la COODEFI, de la COOPECO Lubero, de la COOPEC AGROPAS LE GRENIER et de la CECAFEP ont garanti les producteurs qu’ils sont candidats au crédit agricole. Le déroulement de cet atelier enchante BALITENGE WANGAHEMUKA, Président national du SYDIP.

« On a  constaté certaines failles conformément à la mise en application de cette décision. La faible implication des services de l’économie et de l’AGRIPEL. Nous venons de mettre des stratégies pour essayer d’améliorer comment on va mettre en application cette décision. On vient aussi de mettre certaines recommandations dont chaque acteur responsable pour son exécution. Les paysans ne devront plus avoir peur des crédits agricoles. Nous sommes très bien informés par les représentants des institutions financières, nous agriculteurs, nous devons aussi accéder au crédit agricole », a-t-il laissé entendre.

Les participants espèrent tirer bientôt profit du pesage des vivres et du crédit agricole.

« Le fait de peser chaque fois nos produits agricoles c’est vraiment très important. Que les agriculteurs puissent aussi avoir cette culture de peser tout ce qu’ils produisent. Nous avions beaucoup de crainte et beaucoup de confusion. Les délégués des coopératives nous ont beaucoup éclairés », s’est réjoui ce participant.

Et pour se rassurer de la matérialisation des recommandations émises à différents niveaux, Sage MUMBERE MASINDA, secrétaire général du SYDIP annonce une rencontre évaluative d’ici trois mois à Lubero.

Ces activités rentrent dans le cadre du projet d’amélioration de la résilience dans les zones de production  agricole affectées par les conflits et le déplacement interne en territoire de Lubero. Projet financé par le ministère fédéral allemand de la coopération internationale, BMZ, circonscrit HANGI MULAWA, expert chargé de la gestion des ressources naturelles dans ce projet.

Radio Moto Moto Beni-Butembo