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Lubero : le SYDIP déjà en plein pied du PASA Nord-Kivu

Les activités du Projet d’Appui au Secteur Agricole, PASA Nord-Kivu, ont commencé en territoire de Lubero depuis ce jeudi 18 juillet 2019. Le lancement officiel a eu lieu au cours d’un atelier tenu dans la salle des réunions du bureau administratif de ce territoire. La cérémonie officielle a été dirigée par KAKULE KITI Evariste, secrétaire administratif. Après quoi, les 65 participants  ont suivi certains thèmes.

D’abord, l’agronome Jean-Marie MULEKYA a exposé sur les missions du SYDIP. Ensuite, BALITENGE WANGAHEMUKA, Président national du SYDIP, a éclairé l’assistance sur le projet PASA Nord-Kivu. Enfin, l’agronome Marie-Claire SIKUHIMBIRE, a parlé de la nature de la subvention que le projet va apporter aux bénéficiaires. C’est elle qui a fait entendre que chacun d’eux aura par exemple à contribuer en termes de 10 pourcents. Illustration, s’il s’avère que les dépenses liées à la semence, à l’engrais et aux produits phytosanitaires s’élèvent à 238 dollars, le producteur de la pomme de terre contribuera en termes de 23,5 dollars pour que le projet lui ajoute le reste. Ces explications ont nourri d’espoir les participants.

«   Comme le lancement a été participatif, tout le monde a été satisfait du programme du projet comme l’explication a été donnée par les autorités. Ce n’est pas décourageant parce qu’à toute circonstance il faut aussi prendre une part de votre part pour mieux prendre le projet en main », a lancé ce participant à coté de qui l’autre ajoute « Si quelqu’un met en pratique les techniques que les agronomes vont chaque fois donner, j’espère qu’il aura des productions qui vont aussi satisfaire les besoins primaires des agriculteurs ».

Ici, BALITENGE WANGAHEMUKA, Président national du SYDIP, explique en quoi consiste les activités que le SYDIP va mener dans le projet PASA NORD-KIVU.

« SYDIP va sélectionner les organisations paysannes de base. Ensuite, il va identifier les bénéficiaires à travers ces OP sélectionnées. Il va encadrer et former les agronomes de l’Etat qui seront affectés  dans le projet. Il va contribuer à la construction de dépôts. SYDIP va s’occuper de la collecte des productions vers le marché à travers les coopérative agricoles », a-t-il mentionné.

L’atelier de ce jeudi a connu la participation des membres du SYDIP et des membres d’autres organisations actives dans la production de la pomme de terre dans le Lubero. Pour faire vulgariser ce projet auprès des bénéficiaires, le SYDIP envisage effectuer une tournée dans les villages et agglomérations qui constituent le bassin de production de la pomme de terre en territoires de Lubero, Nyiragongo et Masisi.

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Social

Un parcours laborieux écume le Jubilé d’argent du Syndicat de Défense des Intérêts Paysans

Le Syndicat de Défense des Intérêts Paysans, SYDIP a déjà 25 ans d’existence. Pour célébrer ces années, des activités commémoratives ont été organisées à Butembo, siège de ce syndicat en juillet 2018.

« Qui pouvait s’imaginer qu’un jour les producteurs agricoles du Congo pourront avoir leur propre syndicat à l’instar de l’Union nationale des travailleurs du Congo, UNTC en sigle  et des opérateurs économiques au sein regroupés de la Fédération des entreprises du Congo, FEC en sigle avant les années 1992 et avant la promulgation de la Constitution de la République démocratique du Congo de 2006 qui, en son Article 38, dispose que la liberté syndicale est reconnue et garantie ? », laisse entrer en matière Mr Balitenge Wangahemuka, président national du SYDIP qui se réjouit du fait que ce syndicat existe.   Le SYDIP repose son fondement sur la doctrine sociale selon laquelle les salariés, commerçants, agriculteurs et généralement tous les travailleurs doivent se regrouper au sein des syndicats afin de pouvoir défendre leurs intérêts communs (salaires, conditions de travail, temps de travail, sécurité de l’emploi, etc.).

Comme toute organisation syndicale, le SYDIP est un groupe de pression sur les décideurs politiques, un mouvement de revendication des droits  socioéconomiques de ses membres en vue d’améliorer leurs conditions de vie.

Face à plusieurs défis auxquels font face les producteurs agricoles, le SYDIP se fixe un certain nombre d’objectifs notamment contribuer à la construction d’un monde juste où les droits socioéconomiques des producteurs agricoles sont promus et respectés ; asseoir une démocratie par l’apprentissage permanent des pratiques pour défendre le métier  et les droits des producteurs agricoles ; Créer des cadres de négociation pour la prise en compte des intérêts socioéconomiques des producteurs agricoles.

A sa création, le syndicat paysan voulait mener des actions autour du regroupement des producteurs agricoles familiaux ; de la gestion des conflits fonciers récurrents en milieux ruraux ; de la prise en compte de l’agriculture comme secteur pourvoyeur d’emploi ; de la contribution à l’amélioration quantitative et  qualitative  de la production agricole ; de la réduction  des tracasseries  dans l’organisation des marchés des produits agricoles ; et de l’instauration d’un Etat où règnent la justice, la démocratie et l’équité, etc.

Les membres du SYDIP se sont alors organisés en 615 comités locaux se réunissant dans  100 centres agricoles et 22 secteurs agricoles pour discuter de leurs problèmes  et échanger  leurs expériences sur les bonnes pratiques de développement agricoles et de défense de leurs intérêts ainsi que  la mutualisation du savoir local.

Durant les 25 ans de sa croissance, le SYDIP peut se féliciter d’avoir construit 100 centres agricoles et 22 secteurs agricoles pour des échanges sur les questions de développement agricole au niveau local et la mutualisation de leurs connaissances, de leurs expériences ainsi que leurs efforts de production ; assuré des formations cycliques de 1750 para-juristes ruraux sur les différents textes juridiques, les pratiques coutumières de gestion du terroir leur permettant ainsi de participer et bien d’autres. Cependant quelques difficultés ont contré les efforts des paysans entre autres la faible mobilisation des fonds propres au sein de l’organisation par rapport au financement externe, l’enclavement des milieux ruraux ainsi que l’insuffisance ou manque d’infrastructures pouvant stimuler l’agriculture, la création d’emplois en milieu rural (routes, énergie, centre de recherche, unité de transformation, marchés), etc. Mais Le SYDIP reste convaincu que la contribution de chacun à juguler ces défis permettra d’atteindre les objectifs de développement durable.

Jean Baptiste MUSABYIMANA

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Secal Social

Butembo : la coopérative SYDIP en avant dans le combat contre la pauvreté en structurant les filières agricoles

Situé au cœur d’une région agricole et fertile mais enclavé, Butembo se situe en République démocratique du Congo tous près de la frontière avec Uganda.
Devenue une grande ville à cause de l’exode rural qui est en grande partie lié aux conflits armées qui se vie dans la région depuis près d’une décennie.
Guerre et exode rural un mélange de situation qui ne facilite pas l’évolution de l’agriculture locale qui peine à faire vivre la population.

Face à cette situation, SYDIP « Les syndicats des défenses des intérêts des paysans » tente à son niveau des structurés les filières agricoles et rendre rentable la production du café dans la région pour améliorer les conditions de vie des campagnes et encouragé les paysans à la pratique agricole.
Magazine radio agriculturez en a fait un de ses numéros. Écoutez ici.