Dans le cadre du projet d’innovation pour l’adaptation de l’agriculture au changement climatique (COD1170), le Syndicat de Défense des Intérêts Paysans (SYDIP) assure le suivi des acquis de formations des membres des coopératives agricoles réunies au sein de la COOEPAPKI et de la COODAKI, à Kipese, un village situé en territoire de Lubero au Nord-Kivu. Ces séances de formations portent essentiellement sur la conservation des produits agricoles, la gestion des stocks et la vente groupée des produits agricoles, ainsi que sur la mise en pratique des techniques agricoles durables par les membres à l’ère des perturbations climatiques. Dans le cadre du projet d’innovation numérique contre la faim (COD1174), les membres de la coopérative agricole COOPERMAKI à Katsuku ont été formés sur le rôle et l’importance du smartphone dans leurs activités agricoles. À Nyabili, un autre village du territoire de Lubero, une séance prévue pour l’alphabétisation numérique sur le rôle et l’importance du smartphone dans leurs activités agricoles s’est bien déroulée. Les participants ont montré de l’intérêt en posant des questions pertinentes concernant la problématique d’accès à la connexion mobile stable par les smartphones dans les zones rurales.
Ont pris part à ces séances des travaux les techniciens du SYDIP dont l’expert en charge d’accompagnement des coopératives agricoles ( Muhindo Kitsa David), l’expert en charge de gestion intégrée des ressources naturelles (Hangi Mulawa Josaphat) et Juge Malikidogo chargé de clinique d’alphabétisation numérique.
Le Centre d’Accueil Joli Rêve de Butembo a accueilli le vendredi 27 septembre 2024 à un atelier de présentation et de validation du mécanisme de réponse aux doléances du projet PASA-NK. Cette activité a rassemblé une quarantaine de participants provenant des différentes structures parties prenantes à ce projet.
Le choix d’établir un mécanisme de réponse aux doléances, autrement appelé mécanisme de gestion des plaintes, est crucial dans le cadre du projet PASA, a tenu à souligner le Professeur Gabriel Okito, environnementaliste temporaire dans l’exécution du projet.
« La raison de cet atelier était avant tout la présentation et la validation du mécanisme de réponse aux doléances, un outil exigé par le bailleur de fonds, le FIDA, dans le cadre de la mise en œuvre des politiques environnementales, sociales et climatiques en lien avec le projet », a-t-il expliqué.
Ce mécanisme a été mis en place à une année de la fin du projet, ce que les participants ont déploré. Ils ont toutefois été rassurés par Monsieur Jonas Geriekonga, chargé du SIG, suivi et évaluation de PASA.
« Le chemin est encore long », a-t-il déclaré. « Après la validation aujourd’hui, nous allons procéder à la mise en place des comités de gestion des plaintes à différents niveaux. Cela sera suivi d’une formation en éducation environnementale sur la gestion des plaintes. La gestion des plaintes continuera jusqu’à la fin du projet et même après, car elles pourraient survenir pendant ou après le projet. Nous avons la conviction qu’avec la mise en place du mécanisme et la formation des acteurs, nous pouvons espérer des résultats positifs. »
Au cours de cette rencontre, cinq groupes thématiques ont été constitués pour discuter et valider le mécanisme de réponse aux doléances. Ces groupes comprenaient :
Organisations paysannes
Coordination et gestion du projet
Intervention des services étatiques
Assistance aux maîtres d’ouvrage
Parties prenantes de la gestion des doléances
Ces groupes ont apporté des perspectives variées et des recommandations concrètes pour améliorer le dispositif de gestion des doléances.
Rafiki Ise Kalulu de Rikolto , un des participants a exprimé son constat : « Je remarque que la plupart des plaintes concernent le retard dans la mise en œuvre des activités, souvent dû au retard dans le financement. Il est important d’établir un mécanisme clair pour savoir qui contacter, afin de transmettre nos attentes à tous les échelons. »
Le point saillant de cet atelier a été la validation du mécanisme de réponse aux doléances du projet PASA-NK.
« Aujourd’hui, nous avons amandé le draft du mécanisme de gestion des doléances. Nous attendons que nos inputs soient incorporés dans le document définitif que nous aurons à signer prochainement », a fait savoir Sage Masinda, Secrétaire Général du SYDIP, organisation chef de file de la filière pomme de terre au sein de PASA-NK.
Les partenaires de mise en œuvre s’engagent à construire une relation de confiance avec les communautés, afin de favoriser un développement inclusif et respectueux de l’environnement.
Début ce dimanche 29 septembre 2024 d’un atelier pratique de capitalisation des expériences de mise en œuvre du processus de Recherche-Action dans le cadre du projet FORI avec les partenaires du CSA au Nord-Kivu. L’activité se déroule dans les enceintes du centre d’accueil Jolie Rêve en ville de Butembo.
Diapositif de la présentation des activités du projet Fo-Ri lors de l’atelier du dimanche 29seprembre 2024
Les organisations paysannes LOFEPACO, SYDIP, FOPAC et COOCENKI prennent part à cet atelier. Lors de cette première journée, les OP (Organisations Paysannes) SYDIP et LOFEPACO ont présenté les réalisations de la saison 2024.
FOPAC et COOCENKI partageront leurs expériences ce lundi, après une visite de terrain et des échanges avec les agriculteurs expérimentateurs sur l’un des sites de la LOFEPACO. Cet atelier, organisé dans le cadre du projet FORI (Innovation participative des pratiques agroécologiques dans le Nord-Kivu, RDC), financé par Agricord et exécuté par le CSA en collaboration avec LOFEPACO, SYDIP, FOPAC et COOCENKI, se clôturera le mercredi 2 octobre.
Les participants échangeront sur les perspectives de valorisation scientifique et technique des expérimentations, notamment sur la transition de l’utilisation de biopesticides vers des pratiques de lutte intégrée contre les ravageurs. Des stratégies de plaidoyer en lien avec la recherche-action seront également développées au cours de l’atelier.
Le Centre d’Accueil Joli Rêve de Butembo a accueilli le vendredi 27 septembre 2024 à un atelier de présentation et de validation du mécanisme de réponse aux doléances du projet PASA-NK. Cette activité a rassemblé une quarantaine de participants provenant des différentes structures parties prenantes à ce projet.
Le choix d’établir un mécanisme de réponse aux doléances, autrement appelé mécanisme de gestion des plaintes, est crucial dans le ca
dre du projet PASA, a tenu à souligner le Professeur Gabriel Okito, environnementaliste temporaire dans l’exécution du projet.
« La raison de cet atelier était avant tout la présentation et la validation du mécanisme de réponse aux doléances, un outil exigé par le bailleur de fonds, le FIDA, dans le cadre de la mise en œuvre des politiques environnementales, sociales et climatiques en lien avec le projet », a-t-il expliqué.
Dans une séance de formation au centre d’accueil Jolie rêve, vendredi 27 septembre 2024
Ce mécanisme a été mis en place à une année de la fin du projet, ce que les participants ont déploré. Ils ont toutefois été rassurés par Monsieur Jonas Geriekonga, chargé du SIG, suivi et évaluation de PASA. « Le chemin est encore long », a-t-il déclaré.
« Après la validation aujourd’hui, nous allons procéder à la mise en place des comités de gestion des plaintes à différents niveaux. Cela sera suivi d’une formation en éducation environnementale sur la gestion des plaintes. La gestion des plaintes continuera jusqu’à la fin du projet et même après, car elles pourraient survenir pendant ou après le projet. Nous avons la conviction qu’avec la mise en place du mécanisme et la formation des acteurs, nous pouvons espérer des résultats positifs. »Au cours de cette rencontre, cinq groupes thématiques ont été constitués pour discuter et valider le mécanisme de réponse aux doléances. Ces groupes comprenaient :
1. Organisations paysannes
2. Coordination et gestion du projet
3. Intervention des services étatiques
4. Assistance aux maîtres d’ouvrage
5. Parties prenantes de la gestion des doléances
Ces groupes ont apporté des perspectives variées et des recommandations concrètes pour améliorer le dispositif de gestion des doléances.
Rafiki Ise Kalulu de Rikolto , un des participants a exprimé son constat : « Je remarque que la plupart des plaintes concernent le retard dans la mise en œuvre des activités, souvent dû au retard dans le financement. Il est important d’établir un mécanisme clair pour savoir qui contacter, afin de transmettre nos attentes à tous les échelons. »
Le point saillant de cet atelier a été la validation du mécanisme de réponse aux doléances du projet PASA-NK.
« Aujourd’hui, nous avons amandé le draft du mécanisme de gestion des doléances. Nous attendons que nos inputs soient incorporés dans le document définitif que nous aurons à signer prochainement », a fait savoir Sage Masinda, Secrétaire Général du SYDIP, organisation chef de file de la filière pomme de terre au sein de PASA-NK.
Les partenaires de mise en œuvre s’engagent à construire une relation de confiance avec les communautés, afin de favoriser un développement inclusif et respectueux de l’environnement.
Du 18 au 21 septembre 2024, un atelier de renforcement des capacités se tient à l’hôtel Planète de Goma, réunissant les partenaires nationaux impliqués dans la mise en œuvre des projets de Welthungerhilfe (WHH) en République Démocratique du Congo. Cet atelier s’inscrit dans la première phase d’une série d’initiatives visant à renforcer le rôle des acteurs locaux dans l’action humanitaire, conformément aux engagements internationaux pour la « localisation » des interventions. Parmi les participants à cet atelier, le SYDIP représenté par trois de ses cadres, à savoir le secrétaire général, le responsable administratif et financier et le responsable MEAL.
Contexte et objectifs de l’atelier
Dans la foulée du Sommet Humanitaire Mondial de 2016, l’accent a été mis sur la nécessité de décentraliser l’aide humanitaire et d’autonomiser les acteurs locaux et nationaux. La stratégie de localisation adoptée par WHH vise à favoriser la prise en charge des interventions humanitaires par des organisations locales. L’objectif est de renforcer leurs capacités, non seulement pour améliorer la réponse aux crises, mais aussi pour garantir une pérennité des actions.
Cet atelier a été conçu pour répondre aux besoins identifiés lors des auto-évaluations des capacités menées dans le cadre du Programme Partenariat de WHH en RDC. Les thématiques abordées incluent la gestion axée sur les résultats, la planification financière, le système MEAL (Monitoring, Evaluation, Accountability, and Learning), ainsi que la gestion des risques et l’accès humanitaire.
Résultats attendus
L’un des objectifs majeurs de cet atelier est de garantir une compréhension commune des concepts de « localisation » et de « partenariat » entre tous les participants. À la fin de l’activité, les participants devraient avoir acquis une meilleure compréhension des outils de suivi budgétaire, des méthodes de gestion des impacts des projets et des systèmes de passation des marchés. En outre, cet atelier vise à encourager l’adoption de systèmes MEAL cohérents au sein des organisations partenaires, afin d’assurer la qualité de la mise en œuvre des projets et la conformité dans la collecte des données.
Perspectives
Cet atelier marque une étape importante dans la mise en œuvre de la stratégie de localisation de WHH en RDC. En renforçant les capacités des partenaires locaux, WHH entend favoriser une meilleure coordination des actions humanitaires et garantir une réponse plus efficace aux besoins des communautés locales. Les prochaines phases de cette initiative porteront sur la systématisation des processus mis en place et le suivi des recommandations formulées lors de cet atelier.
Les autorités du SYDIP membres et les membres du centre agricole de Lukanga dans la filière pomme de terre, dans un champ d'expérimentation mercredi 4 septembre 2024.
Les producteurs de pommes de terre répartis dans les quatre centres agricoles et coopératives du SYDIP en territoire de Lubero, notamment les centres de Luotu, Lukanga, Kipese et la coopérative COOAMA de Masereka, témoignent de l’efficacité du projet FO-RI. Ce projet, mis en œuvre depuis 2022, promeut les pratiques agroécologiques pour une gestion plus durable de la fertilité des sols et la lutte contre les ravageurs des principales cultures vivrières (maïs, riz et pomme de terre). Grâce aux pratiques culturales innovantes du projet, les bénéficiaires, dans la filière pomme de terre, connaissent une production florissante et abondante qui booste leur capacité économique. C’est le constat réalisé lors d’une mission effectuée le mercredi 4 septembre par l’administration du SYDIP.
Kambale Muvunga Norbert, environ 60 ans, père de famille et producteur de pommes de terre au village Kaseghe, dans le centre agricole de Luotu, témoigne : il y a un an, grâce aux pratiques agroécologiques intégrant l’utilisation d’engrais organiques, son rendement a doublé par rapport aux années précédentes. Cet essor lui a permis de subvenir aux besoins familiaux, notamment la scolarité de ses enfants.
« Ce que nous avons appris grâce à ce projet nous a permis d’améliorer nos techniques culturales. Actuellement, grâce à ma production, je scolarise mes cinq enfants, tant à l’école primaire qu’au secondaire. Avant, nous n’utilisions pas les engrais organiques, pourtant efficaces pour une agriculture rentable. À chaque endroit où je dépose la semence, j’y mets d’abord de l’engrais, ce qui a fertilisé le sol de mon champ. Depuis, d’autres cultures, en plus de la pomme de terre, poussent sans difficulté et abondamment. J’apprends également ces techniques à mes enfants pour que mes champs leur servent après moi », a-t-il déclaré.
Rencontrée en plein entretien de son champ situé à Vutomo, au village Lukunga, Masika Yvette, environ 50 ans, a bénéficié des séances de formation menées par le SYDIP sur les pratiques agroécologiques dans la culture de la pomme de terre.
« Je suis accompagnée par les animateurs du projet FO-RI, à travers le SYDIP. Ils m’ont appris à cultiver en utilisant des engrais organiques. Le résultat est satisfaisant, comme vous pouvez le constater : mes plantes poussent bien, et elles ne sont pas rongées par des insectes. Je conseille aux autres cultivateurs d’adopter ces pratiques pour que, tous ensemble, nos champs produisent pour le bien de toute la communauté. »
Les femmes paysannes membres du centre agricole SYDIP de Lukanga dans un champ d’expérimentation mercredi 4 septembre 2024.
Non loin d’elle, Kakule Kambale Muunga Mali, cultivateur au centre agricole de Lukanga, a récolté l’année dernière une abondante production de pommes de terre dans un champ autrefois infertile. Les nouvelles pratiques culturales agroécologiques apprises dans le cadre du projet FO-RI lui ont permis d’accroitre le rendement de son exploitation.
« Je suis tellement reconnaissant de l’accompagnement dont nous bénéficions. Autrefois, nous ignorions des techniques innovantes comme celles que le projet FO-RI nous enseigne. Nous surexploitons nos champs sans relâche, et il est arrivé un moment où je ne produisais plus rien. Mais depuis que j’ai appris à utiliser des engrais organiques, mes champs produisent abondamment. Désormais, je n’ai plus à me plaindre de la crise, de la famine, ou d’autres problèmes. J’encourage les autres cultivateurs de Lukanga à rejoindre le centre agricole du SYDIP pour qu’ils puissent bénéficier de ces techniques, essentielles pour une production de qualité », a-t-il exhorté.
Le secrétaire général du SYDIP, monsieur Sage Masinda, a salué l’assimilation et l’intégration par les producteurs des notions apprises sur les pratiques agroécologiques, contribuant à une gestion plus durable de la fertilité des sols et à la lutte contre les ravageurs des principales cultures vivrières.
« Nous suivons différentes étapes dans la mise en œuvre des activités. La première consiste à recueillir les préoccupations, à identifier les problèmes à traiter avec les producteurs intéressés par la recherche-action. Une fois cela fait, nous formulons et validons les thèmes d’expérimentation avec les producteurs. Ensuite, nous définissons et validons ensemble les protocoles d’expérimentation. La mise en œuvre des expérimentations suit, et enfin, nous analysons et traitons les données pour évaluer les résultats obtenus. Cela nous permet de tirer des conclusions pour savoir si une expérimentation a bien fonctionné ou non. Je précise qu’ici, à Lukanga, l’an passé, nous avons mené une première expérimentation qui a donné des résultats satisfaisants. La deuxième expérimentation, en cours, nous permettra de confirmer ou d’infirmer les résultats précédents. Tout cela se fait en collaboration avec le centre de recherche CERAVEG, rattaché à l’Université Catholique de Graben, et avec la participation active des producteurs », a-t-il expliqué.
Notons que la mise en œuvre du projet FORI fait intervenir 4 organisations paysannes du Nord-Kivu dont SYDIP en territoire de Lubero pour la filière pomme de terre, LOFEPACO en territoire de Beni dans la filière riz, COOCENKI en territoires de Rutshuru et Lubero pour la filière maïs et la FOPAC en territoires de Masisi et Nyiragongo pour la filière pomme de terre. Ce projet touchera au 460 producteurs et productrices agricoles parmi lesquels des femmes et des jeunes âgés de 18 à 35 ans. Le SYDIP travaille actuellement avec 90 producteurs dans le territoire de Lubero au Nord-Kivu, avec le soutien financier de l’Union européenne et le soutien technique du Collectif Stratégies Alimentaires (Csa), une Ong Belge.
À l’occasion de son 31e anniversaire, le Syndicat de Défense des Intérêts Paysans (SYDIP) réaffirme son engagement envers le développement rural durable en République Démocratique du Congo.
Fondée le 4 septembre 1993, cette organisation paysanne, dotée de la personnalité juridique, a pour mission de soutenir les producteurs agricoles à travers un accompagnement technique de proximité, la promotion de l’agriculture, de la pêche et de l’élevage professionnels, tout en visant la réduction de la pauvreté et la croissance économique dans un environnement de paix durable.
Au fil des années, le SYDIP s’est imposé comme un acteur clé dans le renforcement des capacités des agriculteurs, leur permettant de devenir des opérateurs économiques efficaces et résilients face aux défis environnementaux et socio-économiques.
L’organisation a mis en œuvre un plan stratégique quinquennal de 2019 à 2023, axé sur l’augmentation de la productivité des facteurs de production, la valorisation maximale des productions agricoles, et la diversification des opportunités de revenus, tout en assurant la sauvegarde des ressources naturelles et environnementales.
En 2023, les efforts du SYDIP se sont concentrés sur la poursuite de plusieurs projets clés, financés par des partenaires internationaux tels que le FIDA, la BMZ via WHH, l’Union Européenne, et la CSA. Ces initiatives, notamment le projet PASA NK dans la filière pomme de terre, et d’autres projets innovants pour l’adaptation au changement climatique et l’optimisation numérique contre la faim, ont été cruciales pour l’accompagnement des producteurs dans les territoires de Lubero, Nyiragongo, Masisi, et au-delà.
Le SYDIP a également mis l’accent sur l’émergence de coopératives agro-entreprises rurales fortes, capables de résister aux aléas du marché et de générer des revenus durables pour leurs membres. Par ailleurs, l’organisation a joué un rôle crucial dans la défense des intérêts des paysans, en plaidant pour l’accès à la terre et la résolution des conflits fonciers qui touchent de nombreuses communautés rurales.
Cependant, l’année 2023 n’a pas été exempte de défis. L’instabilité du taux de change, les perturbations climatiques, et la persistance des conflits armés dans l’Est de la RDC ont eu un impact significatif sur les activités agricoles et la sécurité alimentaire des populations. Malgré ces difficultés, le SYDIP a su adapter ses stratégies et poursuivre son travail de soutien aux agriculteurs dans les zones les plus touchées.
En se tournant vers l’avenir, avec le lancement de son nouveau plan septennal (2024-2030), le SYDIP reste fidèle à sa vision d’un monde rural économiquement fort, où les paysans professionnels sont au cœur du développement national. Ce nouvel horizon marque un engagement renouvelé pour continuer à transformer les défis en opportunités et à bâtir des communautés rurales résilientes et prospères.
À l’occasion de cet anniversaire, le SYDIP célèbre non seulement ses réalisations passées, mais aussi son engagement continu à accompagner les agriculteurs congolais dans leur quête d’un avenir meilleur, où l’agriculture durable joue un rôle central dans la construction d’une RDC prospère et pacifique.
Dans le cadre du projet d’innovation pour l’adaptation de l’agriculture au changement climatique (COD1170), le Syndicat de Défense des Intérêts Paysans (SYDIP) assure le suivi des acquis de formations des membres des coopératives agricoles réunies au sein de la COOEPAPKI et de la COODAKI, à Kipese, un village situé en territoire de Lubero au Nord-Kivu. Ces séances de formations portent essentiellement sur la conservation des produits agricoles, la gestion des stocks et la vente groupée des produits agricoles, ainsi que sur la mise en pratique des techniques agricoles durables par les membres à l’ère des perturbations climatiques. Dans le cadre du projet d’innovation numérique contre la faim (COD1174), les membres de la coopérative agricole COOPERMAKI à Katsuku ont été formés sur le rôle et l’importance du smartphone dans leurs activités agricoles. À Nyabili, un autre village du territoire de Lubero, une séance prévue pour l’alphabétisation numérique sur le rôle et l’importance du smartphone dans leurs activités agricoles s’est bien déroulée. Les participants ont montré de l’intérêt en posant des questions pertinentes concernant la problématique d’accès à la connexion mobile stable par les smartphones dans les zones rurales.
Ont pris part à ces séances des travaux les techniciens du SYDIP dont l’expert en charge d’accompagnement des coopératives agricoles ( Muhindo Kitsa David), l’expert en charge de gestion intégrée des ressources naturelles (Hangi Mulawa Josaphat) et Juge Malikidogo chargé de clinique d’alphabétisation numérique.
Le Syndicat de Défense des Intérêts Paysans (SYDIP), en collaboration avec Welthungerhilfe (WHH), mène un projet d’innovation pour l’adaptation de l’agriculture au changement climatique (COD1170) dans le territoire de Lubero. Ce projet, qui vise à renforcer la résilience des agriculteurs face aux défis climatiques, a franchi une étape importante avec la construction d’un entrepôt de stockage d’une capacité de 30 tonnes pour la COOEPAPKI.
Les travaux de construction de cet entrepôt, démarrés il y a quelques mois, se sont achevés ce samedi 31 août. Ce nouvel entrepôt permettra aux agriculteurs membres de la COOEPAPKI de mieux conserver leurs récoltes.
Le projet COD1170, soutenu financièrement par le ministère fédéral allemand de la Coopération économique et du Développement (BMZ) et techniquement par Welthungerhilfe (WHH), s’inscrit dans une démarche globale d’innovation pour répondre aux impacts du changement climatique sur l’agriculture.
Avec la finalisation de cet entrepôt, le SYDIP et ses partenaires réaffirment leur engagement à soutenir les communautés rurales dans leur lutte contre l’insécurité alimentaire et à promouvoir des pratiques agricoles durables et résilientes.
En date du 9 au 11 avril 2024, le SYDIP a organisé, en ville de Butembo, un atelier qui portait sur le Renforcement des Capacités en faveur du staff affecté dans le projet d’Innovation numérique contre la faim. Cette formation, qui portait sur la conception du modèle économique d’une entreprise, a été tenue par le Coordonnateur Régional dudit projet, à la personne de Monsieur KENNETH MBACHE en provenance de la Côte d’Ivoire.
Notons que le projet d’ « Innovation numérique contre la faim » est réalisé par SYDIP avec l’appui financier de la BMZ à travers l’ONG WHH.
A l’issue de cet atelier, les bénéficiaires de la formation se disent être satisfaits de la matière acquise et remercient sincèrement la coordination pour avoir autorisé cette activité.