SYDIP

Vie de l’organisation

Nord-Kivu : L’Unité de Coordination du PASA-NK organise la mission d’évaluation des performances des partenaires de mise en œuvre dans les Territoires de Lubero, Masisi et Nyiragongo.

Cette mission, organisée du 17 au 22 novembre 2025 à Beni, vise à mesurer la réalisation des activités, l’atteinte des résultats, la gestion financière, la passation des marchés, le management stratégique, la gouvernance et la qualité des partenariats. Parmi les partenaires évalués figurent : SYDIP : Chef de fil de la filière pomme de terre (Lubero, Masisi, Nyiragongo) COOCENKI : Chef de fil de la filière maïs (Rutshuru) LOFEPACO : Chef de fil de la filière riz (Beni) RIKOLTO : Chef de fil de la filière café (Beni, Lubero, Rutshuru) FOPAC : Chargé du renforcement des capacités des OP IPA, IPDRAL, SENASEM, SNSA, ONAPAC Beni & Goma, CAPSA Luotu, SNV, UCG : services publics et appui technique Chaque organisation a mobilisé des experts pour l’évaluation sectorielle. Le SYDIP et les autres OP sont ainsi passés au crible pour mesurer l’efficacité de leurs actions auprès des 33 400 ménages de petits producteurs soutenus par le projet, sur les filières pomme de terre, maïs, riz, et café. Les résultats permettront de dresser le score annuel et global de performance, d’établir une liste de contrôle préliminaire de clôture du projet, et de préparer l’élaboration du rapport final du PASA-NK depuis son lancement en 2018. Cette évaluation constitue un moment stratégique pour renforcer les capacités des partenaires et améliorer la gestion des activités, tout en consolidant l’impact socio-économique du projet sur les communautés agricoles du Nord-Kivu. Il est à noter que parmi les grandes réalisations figurent les résultats phares ci-après : Amélioration substantielle de la production et du rendement induisant une amélioration de revenu des producteurs ; Amélioration de la qualité de café K7 à K3 ainsi que l’augmentation d’exportation de café dans les marchés internationaux ; Maitrise du paquet technologique agronomique par les producteurs ; Amélioration des services économiques grâce aux fonds de commercialisation disponibles, des camions, entrepôts, des centres de collecte, des unités des transformations, des outils de gestion ; Revitalisation de la filière semencière avec l’appui des services spécialisés et des agri-multiplicateurs professionnels encadrés.

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Nord-Kivu : les organisations paysannes du Nord-Kivu renforcent leurs capacités autour du projet FO-RI

L’atelier pratique de capitalisation d’expériences de mise en œuvre du processus de recherche-action, organisé dans le cadre du projet FO-RI, s’est tenu à Butembo du 23 au 26 octobre 2025. Cette rencontre a réuni les organisations paysannes partenaires du Collectif Stratégies Alimentaires (CSA) à savoir LOFEPACO RDC, SYDIP ONG, COOCENKI et la FOPAC-Nord-Kivu ainsi que plusieurs représentants d’agriculteurs issus des zones d’intervention du projet. L’appui technique a été assuré par le GERDAL, représenté par M. Laurent Dietsch.   Un cadre d’échanges pour consolider les acquis du projet FO-RI L’atelier visait à partager et analyser les résultats, les apprentissages et les bonnes pratiques issus de la mise en œuvre du processus de recherche-action dans les organisations paysannes partenaires. Il s’agissait également de tirer les leçons des expériences vécues afin d’améliorer la planification, la coordination et l’efficacité des futures interventions. Au cours de la première journée, les participants ont revisité les principales étapes du processus, en passant en revue les alternatives testées sur le terrain, les résultats obtenus, les difficultés rencontrées et les questions encore en suspens. Cette analyse collective a permis d’identifier les points de convergence et les besoins d’appui spécifiques à chaque organisation. Des réflexions thématiques axées sur la résilience agricole La deuxième journée, le samedi 25 octobre, a été consacrée à des discussions en carrefour autour de plusieurs thématiques techniques majeures : la connaissance et la lutte contre les ravageurs du maïs, notamment la chenille légionnaire d’automne ; la gestion des maladies et ravageurs de la pomme de terre, particulièrement le mildiou ; l’amélioration des pratiques culturales du riz face au striga et aux perturbations climatiques. Ces échanges ont permis de dégager des recommandations concrètes pour améliorer la résilience des systèmes agricoles, renforcer la fertilité des sols et mieux articuler la recherche-action avec la diffusion des innovations à large échelle.   Des perspectives pour l’avenir Les travaux se sont clôturés le dimanche 26 octobre 2025 dans une ambiance de satisfaction partagée. Les participants ont salué la richesse des échanges et la qualité de l’accompagnement méthodologique du GERDAL. Plusieurs enseignements et pistes d’amélioration ont été formulés pour consolider la dynamique de collaboration entre chercheurs, techniciens et producteurs agricoles. L’atelier a ainsi permis de renforcer les capacités des acteurs impliqués dans la recherche-action, tout en posant les bases d’une agriculture durable, innovante et adaptée aux réalités locales du Nord-Kivu.

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Nord-Kivu : le SYDIP renforce ses capacités en marketing et labellisation dans le cadre du PASA-NK

Le Syndicat de Défense des Intérêts Paysans (SYDIP) participe, du lundi 27 au mercredi 29 octobre 2025, à une séance d’élaboration des stratégies marketing et de labellisation organisée à Kasongomi, en ville de Butembo, par le Projet d’Appui aux Secteurs Agricoles du Nord-Kivu (PASA-NK). Cette rencontre regroupe plusieurs organisations paysannes bénéficiaires du projet, dont le SYDIP, la COOCENKI et la LOFEPAKO, dans le but de renforcer leurs compétences en marketing agricole et de favoriser la valorisation des produits locaux à travers la labellisation. Un contenu axé sur la compréhension du marché L’atelier aborde plusieurs thématiques clés, notamment les études de marché, avec un accent sur : L’identification de la situation du marché d’un produit à différentes échelles ; L’analyse des exigences et besoins des marchés (offre) ; La segmentation de la clientèle afin de mieux comprendre ses besoins et les raisons de ses choix (demande). Des stratégies marketing adaptées aux réalités paysannes Les participants sont également formés sur les stratégies marketing efficaces, parmi lesquelles : Cibler la clientèle de manière pertinente ; Se différencier de la concurrence ; Atteindre les objectifs commerciaux de manière durable et réaliste. Des objectifs clairs pour les organisations paysannes L’objectif principal de cette initiative est de renforcer les capacités des organisations paysannes (OP) en marketing opérationnel, en tenant compte des produits, de la concurrence et des opportunités disponibles. L’atelier vise aussi à favoriser la rencontre avec des acteurs clés de la labellisation, afin de comprendre les processus de certification des produits agricoles, et à élaborer un plan d’action concret pour la mise en œuvre des stratégies marketing au sein des OP. Un engagement commun pour dynamiser l’agriculture du Nord-Kivu Le PASA-NK, mis en œuvre avec l’appui du CSA, poursuit ainsi son appui aux organisations paysannes du Nord-Kivu en vue de leur permettre d’accéder à des marchés plus compétitifs et d’accroître les revenus des producteurs locaux. Pour le SYDIP, cette formation représente une étape essentielle vers la professionnalisation du secteur paysan et la valorisation du savoir-faire agricole local. Cette activité s’inscrit dans la vision globale du PASA-NK : stimuler une agriculture innovante, compétitive et durable au service du développement du Nord-Kivu.

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Butembo : Le SYDIP clôture son 30e congrès avec un plan ambitieux pour les paysans

Le 30ᵉ congrès ordinaire du Syndicat de Défense des Intérêts Paysans (SYDIP) s’est achevé ce jeudi 26 juin 2025 à Butembo, avec un bilan jugé largement positif. Selon les organisateurs, plus de 75 % des activités prévues en 2024 ont été réalisées, reflet d’un engagement fort du syndicat en faveur des paysans.   L’événement a été marqué par l’adoption d’un nouveau plan d’activités pour 2025, mais aussi par des résolutions structurantes. La plus innovante : la création prochaine d’une société commerciale agricole, qui servira de levier pour la valorisation et la commercialisation des produits des membres du syndicat.   Autre décision importante : l’adoption de la médiation communautaire comme approche privilégiée pour la gestion des conflits fonciers, évitant ainsi les lourdeurs de la voie judiciaire.   “Les membres du SYDIP ont pris la résolution d’initier une société commerciale agricole pour faciliter la commercialisation. Une autre priorité est l’encadrement des producteurs, dans le respect des normes environnementales et en tenant compte des défis du changement climatique,” a déclaré Sage Masinda, secrétaire général du SYDIP. Les congressistes ont également insisté sur le renforcement des capacités des producteurs, notamment par des formations spécifiques sur des filières comme celle de la pomme de terre, en particulier dans les zones de Basongora et Musienene.   “Je vais former les membres absents sur la culture professionnelle de la pomme de terre. Ensemble, nous allons augmenter la production et devenir un modèle pour les autres,” a affirmé un participant. Malgré l’insécurité persistante dans certaines zones rurales à cause de la présence du M23 et d’autres groupes armés, le SYDIP s’engage à rester aux côtés des agriculteurs, même en contexte difficile. Enfin, les participants ont élu un nouveau comité de contrôle, désormais dirigé par Kazungu Wa Kasalya Vuhima, assisté de Kambale Kyambia Johachim et Kahindo Sivihwa Marceline, chargés de veiller à l’application effective des résolutions issues de ce congrès porteur d’espoir.

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PASA-NK : 26 experts formés pour une meilleure gestion des données agricoles grâce au logiciel Tompro2 Monitoring

Les logiciels TomPro2 Monitoring s’imposent comme un outil-clé pour optimiser le suivi et l’évaluation des projets agricoles. Dans le cadre du projet d’appui au secteur agricole Nord-Kivu (PASA NK), une formation intensive sur son utilisation a été organisée du 2 au 7 décembre au centre d’accueil Joli Rêve de Butembo. L’objectif principal de cette formation était de permettre aux utilisateurs de configurer, installer et exploiter efficacement TomPro2 Monitoring, explique Darcet Lindoyi, consultant PASA NK pour l’implémentation de cet outil. « Une fois les activités collectées et insérées dans le système, les utilisateurs auront automatiquement en temps réel les états de reporting, les rapports, et les différents états de synthèse. Cela leur permettra d’évaluer la performance et l’état d’avancement du projet, y compris le taux d’exécution technique et budgétaire, ainsi que le respect des chronogrammes d’activités. Ce système leur donne également une idée de la progression des tâches prévues et des éventuels retards. » Ces logiciels offrent la capacité de collecter, gérer et analyser en temps réel les données physiques et financières des projets, tout en simplifiant la production de rapports précis et transparents, ont témoigné les participants, collectivement satisfaits de la formation. « Les logiciels vont nous permettre de suivre en temps réel l’exécution physique et financière des activités du projet PASA NK sur le terrain », a lancé Katembo Kitima, agronome Superviseur de COOCENKI Rutshuru. « Grâce à cette formation, nous serons en mesure de documenter les statistiques semencières par culture et variété, ainsi que les quantités produites depuis le début du projet en 2019 jusqu’à aujourd’hui, et même après sa clôture. », a ajouté  Monsieur Joseph Kamuha coordonnateur ai du CENASEM. « Nous avions l’habitude de faire des rapports de manière classique. Avec ce programme, nous pouvons désormais créer une base de données consultable même après dix ans. », a souligné Madame Kanyere Annette de FOPAC. A Ghislain Kamabu, Agronome Superviseur  de SYDIP Butembo d’ajouter : « Aussi, à partir de ces logiciels, on sera capable de suivre le suivi de nos bénéficiaires à distance, parce que dans ce logiciel, on va y intégrer aussi le système d’information géographique, qui va chaque fois nous permettre de faire les suivis à distance sur les parcelles. On peut toutefois savoir la production que le bénéficiaire a réalisée, même à distance »., En outre, ces logiciels intègrent un système de suivi à distance grâce à des outils de géolocalisation, permettant de surveiller la production des bénéficiaires, même à distance. « TomPro2 Monitoring sera utile non seulement aux équipes du projet PASA NK, mais également aux organisations paysannes et aux services étatiques, même après la clôture du projet. », a précisé Jonas Jariekonga, responsable Base de données et Système d’information géographique de PASA-NK. Retenez que cette session de cinq jours a réuni 26 participants issus de neuf organisations partenaires et de services étatiques. Citons entre autre des représentants de SYDIP, COOCENKI, LOFEPACO, RIKOLTO, et FOPAC, ainsi que des agents des services étatiques tels que l’IPDRAL, le SNSA, le SENASEM, et l’OVDA. Cette initiative marque une avancée majeure dans l’adoption d’outils modernes pour la gestion des projets agricoles en République Démocratique du Congo.

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Nord-Kivu : Le projet FO-RI du SYDIP booste la production agricole durable en territoire de Lubero à travers l’innovation participative des pratiques agro écologiques

Les producteurs de pommes de terre répartis dans les quatre centres agricoles et coopératives du SYDIP en territoire de Lubero, notamment les centres de Luotu, Lukanga, Kipese et la coopérative COOAMA de Masereka, témoignent de l’efficacité du projet FO-RI. Ce projet, mis en œuvre depuis 2022, promeut les pratiques agroécologiques pour une gestion plus durable de la fertilité des sols et la lutte contre les ravageurs des principales cultures vivrières (maïs, riz et pomme de terre). Grâce aux pratiques culturales innovantes du projet, les bénéficiaires, dans la filière pomme de terre, connaissent une production florissante et abondante qui booste leur capacité économique. C’est le constat réalisé lors d’une mission effectuée le mercredi 4 septembre par l’administration du SYDIP. Kambale Muvunga Norbert, environ 60 ans, père de famille et producteur de pommes de terre au village Kaseghe, dans le centre agricole de Luotu, témoigne : il y a un an, grâce aux pratiques agroécologiques intégrant l’utilisation d’engrais organiques, son rendement a doublé par rapport aux années précédentes. Cet essor lui a permis de subvenir aux besoins familiaux, notamment la scolarité de ses enfants. « Ce que nous avons appris grâce à ce projet nous a permis d’améliorer nos techniques culturales. Actuellement, grâce à ma production, je scolarise mes cinq enfants, tant à l’école primaire qu’au secondaire. Avant, nous n’utilisions pas les engrais organiques, pourtant efficaces pour une agriculture rentable. À chaque endroit où je dépose la semence, j’y mets d’abord de l’engrais, ce qui a fertilisé le sol de mon champ. Depuis, d’autres cultures, en plus de la pomme de terre, poussent sans difficulté et abondamment. J’apprends également ces techniques à mes enfants pour que mes champs leur servent après moi », a-t-il déclaré. Rencontrée en plein entretien de son champ situé à Vutomo, au village Lukunga, Masika Yvette, environ 50 ans, a bénéficié des séances de formation menées par le SYDIP sur les pratiques agroécologiques dans la culture de la pomme de terre. « Je suis accompagnée par les animateurs du projet FO-RI, à travers le SYDIP. Ils m’ont appris à cultiver en utilisant des engrais organiques. Le résultat est satisfaisant, comme vous pouvez le constater : mes plantes poussent bien, et elles ne sont pas rongées par des insectes. Je conseille aux autres cultivateurs d’adopter ces pratiques pour que, tous ensemble, nos champs produisent pour le bien de toute la communauté. » Non loin d’elle, Kakule Kambale Muunga Mali, cultivateur au centre agricole de Lukanga, a récolté l’année dernière une abondante production de pommes de terre dans un champ autrefois infertile. Les nouvelles pratiques culturales agroécologiques apprises dans le cadre du projet FO-RI lui ont permis d’accroitre le rendement de son exploitation. « Je suis tellement reconnaissant de l’accompagnement dont nous bénéficions. Autrefois, nous ignorions des techniques innovantes comme celles que le projet FO-RI nous enseigne. Nous surexploitons nos champs sans relâche, et il est arrivé un moment où je ne produisais plus rien. Mais depuis que j’ai appris à utiliser des engrais organiques, mes champs produisent abondamment. Désormais, je n’ai plus à me plaindre de la crise, de la famine, ou d’autres problèmes. J’encourage les autres cultivateurs de Lukanga à rejoindre le centre agricole du SYDIP pour qu’ils puissent bénéficier de ces techniques, essentielles pour une production de qualité », a-t-il exhorté. Le secrétaire général du SYDIP, monsieur Sage Masinda, a salué l’assimilation et l’intégration par les producteurs des notions apprises sur les pratiques agroécologiques, contribuant à une gestion plus durable de la fertilité des sols et à la lutte contre les ravageurs des principales cultures vivrières. « Nous suivons différentes étapes dans la mise en œuvre des activités. La première consiste à recueillir les préoccupations, à identifier les problèmes à traiter avec les producteurs intéressés par la recherche-action. Une fois cela fait, nous formulons et validons les thèmes d’expérimentation avec les producteurs. Ensuite, nous définissons et validons ensemble les protocoles d’expérimentation. La mise en œuvre des expérimentations suit, et enfin, nous analysons et traitons les données pour évaluer les résultats obtenus. Cela nous permet de tirer des conclusions pour savoir si une expérimentation a bien fonctionné ou non. Je précise qu’ici, à Lukanga, l’an passé, nous avons mené une première expérimentation qui a donné des résultats satisfaisants. La deuxième expérimentation, en cours, nous permettra de confirmer ou d’infirmer les résultats précédents. Tout cela se fait en collaboration avec le centre de recherche CERAVEG, rattaché à l’Université Catholique de Graben, et avec la participation active des producteurs », a-t-il expliqué. Notons que la mise en œuvre du projet FORI fait intervenir 4 organisations paysannes du Nord-Kivu dont SYDIP en territoire de Lubero pour la filière pomme de terre, LOFEPACO en territoire de Beni dans la filière riz, COOCENKI en territoires de Rutshuru et Lubero pour la filière maïs et la FOPAC en territoires de Masisi et Nyiragongo pour la filière pomme de terre. Ce projet touchera au 460 producteurs et productrices agricoles parmi lesquels des femmes et des jeunes âgés de 18 à 35 ans. Le SYDIP travaille actuellement avec 90 producteurs dans le territoire de Lubero au Nord-Kivu, avec le soutien financier de l’Union européenne et le soutien technique du Collectif Stratégies Alimentaires (Csa), une Ong Belge.  

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SYDIP : 31 Ans d’Engagement pour le Développement Rural Durable en RDC

À l’occasion de son 31e anniversaire, le Syndicat de Défense des Intérêts Paysans (SYDIP) réaffirme son engagement envers le développement rural durable en République Démocratique du Congo. Fondée le 4 septembre 1993, cette organisation paysanne, dotée de la personnalité juridique, a pour mission de soutenir les producteurs agricoles à travers un accompagnement technique de proximité, la promotion de l’agriculture, de la pêche et de l’élevage professionnels, tout en visant la réduction de la pauvreté et la croissance économique dans un environnement de paix durable. Au fil des années, le SYDIP s’est imposé comme un acteur clé dans le renforcement des capacités des agriculteurs, leur permettant de devenir des opérateurs économiques efficaces et résilients face aux défis environnementaux et socio-économiques. L’organisation a mis en œuvre un plan stratégique quinquennal de 2019 à 2023, axé sur l’augmentation de la productivité des facteurs de production, la valorisation maximale des productions agricoles, et la diversification des opportunités de revenus, tout en assurant la sauvegarde des ressources naturelles et environnementales. En 2023, les efforts du SYDIP se sont concentrés sur la poursuite de plusieurs projets clés, financés par des partenaires internationaux tels que le FIDA, la BMZ via WHH, l’Union Européenne, et la CSA. Ces initiatives, notamment le projet PASA NK dans la filière pomme de terre, et d’autres projets innovants pour l’adaptation au changement climatique et l’optimisation numérique contre la faim, ont été cruciales pour l’accompagnement des producteurs dans les territoires de Lubero, Nyiragongo, Masisi, et au-delà. Le SYDIP a également mis l’accent sur l’émergence de coopératives agro-entreprises rurales fortes, capables de résister aux aléas du marché et de générer des revenus durables pour leurs membres. Par ailleurs, l’organisation a joué un rôle crucial dans la défense des intérêts des paysans, en plaidant pour l’accès à la terre et la résolution des conflits fonciers qui touchent de nombreuses communautés rurales.   Cependant, l’année 2023 n’a pas été exempte de défis. L’instabilité du taux de change, les perturbations climatiques, et la persistance des conflits armés dans l’Est de la RDC ont eu un impact significatif sur les activités agricoles et la sécurité alimentaire des populations. Malgré ces difficultés, le SYDIP a su adapter ses stratégies et poursuivre son travail de soutien aux agriculteurs dans les zones les plus touchées. En se tournant vers l’avenir, avec le lancement de son nouveau plan septennal (2024-2030), le SYDIP reste fidèle à sa vision d’un monde rural économiquement fort, où les paysans professionnels sont au cœur du développement national. Ce nouvel horizon marque un engagement renouvelé pour continuer à transformer les défis en opportunités et à bâtir des communautés rurales résilientes et prospères. À l’occasion de cet anniversaire, le SYDIP célèbre non seulement ses réalisations passées, mais aussi son engagement continu à accompagner les agriculteurs congolais dans leur quête d’un avenir meilleur, où l’agriculture durable joue un rôle central dans la construction d’une RDC prospère et pacifique.

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LA VERANDA CENTRALE ELARGIE DU SYDIP

PHOTO DE FAMILLE Le SYDIP est le Syndicat de Défense des Intérêts Paysans œuvrant en République Démocratique du Congo. Son Conseil d’Administration, appelé aussi Véranda Centrale, est l’organe de conception et de suivi des activités du Syndicat au niveau national. Elle se réunit une fois tous les quatre mois sur convocation de son président et chaque fois que des circonstances extraordinaires l’exigent. Il est composé d’un Président, un Vice-Président, un Secrétaire, un Délégué du Département Femme, un Délégué des Jeunes et deux Conseillers. Quand il faut évaluer les activités annuelles et planifier les activités de l’année suivante, les membres de la Véranda Centrale se font renforcés par les Présidents des Secteurs Agricoles, les Délégués des Fédérations Agricoles, les Présidents des Coopératives agricoles, les membres de la Commission de Contrôle ainsi que les agents, pour constituer ce que nous appelons ici Véranda Centrale Elargie. Elle se réunit au début de l’année pour préparer l’Assemblée Générale (Congrès) et à la fin de l’année pour l’activité d’évaluation et de planification.                      Clôture des assises de la VCE par la prise de grandes résolutions Leur deuxième assise de l’année en cours vient d’être réalisée en date du 20 au 21 novembre 2023. Au total, 40 personnes, dont 9 femmes, ont pris part à cette séance de 2 jours qui a été modérée par le Président de la Véranda Centrale. De toutes les résolutions arrêtées, la résolution phare de cette assise est la création d’une SOCIETE COMMERCIALE DES PRODUCTEURS (SOCOPA/RDC). Les participants à cette assise ont été unanimes pour mettre en place un capital devant être affecté dans la commercialisation des produits agricoles. ⇒ 2024, SOCOPA/RDC en marche ⇐   Texte réalisé par KASEREKA MALEKANI Avec des images traitées par Juge MALIKIDOGO

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HISTOIRE DE SUCCES

Monsieur KAMBALE SIKULI est un agriculteur assidu du territoire de Beni dans le secteur Ruwenzori en groupement Buliki. C’est dans le Grand Nord de la province du Nord-Kivu. Monsieur KAMBALE SIKULI est membre du SYDIP (Syndicat de Défense des Intérêts Paysans), porteur de la carte N° 17898, à partir de l’année 2013. Depuis son adhésion au SYDIP, Monsieur KAMBALE SIKULI a bénéficié, avec ses camarades du centre agricole MAUSA, des formations, conseils et accompagnement agricole assuré par les animateurs de SYDIP et dès lors, il s’est dévoué à l’agriculture. Son épouse, Madame KAVUGHO SAWASAWA, témoigne : – Ayant reçu plusieurs sensibilisations des animateurs de SYDIP, mon mari a fini par y adhérer depuis l’année 2013. [Rappelons que le SYIDIP est un syndicat d’encadrement des paysans agriculteurs, éleveurs et pêcheurs] ; – Après avoir participé à différentes formations sur les techniques agricoles et d’élevage, mon mari s’est investi dans l’agriculture et nous avons vu notre revenu s’accroitre ; – Avec le revenu obtenu de nos activités agricoles, nous avons réussi à épargner dans une institution de micro-finance « COODEFI » et un deuxième compte dans CECAFEP, nous avons réussi à acheter une parcelle à Beni et une autre à Butembo, nous avons réussi à scolariser nos enfants jusqu’à l’obtention de diplôme du secondaire. N’eut été leur vocation maritale, certains d’entre eux seraient à l’université ; – Eu égard à tout ce cheminement, je réalise qu’il me faut emboiter le pas à mon mari en adhérant au SYDIP. Témoignage capté par KASEREKA MALEKANI, SECAD SYDIP

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RENFORCEMENT DES CAPACITES DES RESPONSABLES DES UNITES D’AUTOFINANCEMENT

Sur invitation du responsable administratif et financier du SYDIP, les gestionnaires des unités d’autofinancement se sont réunis en atelier durant deux jours pour une formation qui portait sur le renforcement des capacités de ces gestionnaires. La formation a connu la participation de 16 personnes dont 5 agents du dépôt de vivres, 1 agent de la station Kasinga, 1 agent de la cantine d’intrants de Butembo, 1 agent du centre de collecte et magasin d’intrants de Kitsombiro, un agent de la cantine d’élevage de Kitsombiro, le chargé des unités d’autofinancement, le chargé de marketing, le comptable des unités d’autofinancement, les 2 formateurs et le rapporteur. D’après ses statuts, à son article 44, le SYDIP s’appuie sur les cotisations de ses membres pour son bon fonctionnement et pour les actions syndicales. Et l’article 45 ajoute que pour renforcer ses capacités financières locales, le SYDIP peut entreprendre des activités rentables dans divers secteurs économiques. Or, à partir des analyses financières, il s’avère que les avoirs propres du SYDIP ne couvrent qu’un petit pourcentage du total des finances qui sont mises en jeu pour l’accompagnement des paysans. Ceci constitue un grand défi à relever. Une des solutions pour affronter ce défi, c’est de former les gestionnaires qui seront capables d’élever le niveau économique des unités d’autofinancement pour permettre au SYDIP de sortir de cette impasse. Cette formation a porté essentiellement sur la tenue des outils de gestion liée aux services ci-après : l’approvisionnement, la gestion des stocks, la gestion de la clientèle et la gestion de la trésorerie. Le Secrétaire Général du SYDIP a salué la bravoure des organisateurs de cette formation, l’intérêt particulier que les participants ont accordé à l’atelier et il a souhaité que de telles activités soient tenues régulièrement car ce sera une fierté de voir le SYDIP émerger à partir de ses unités d’autofinancement. Le Secrétaire Général a démontré que les recettes des unités d’autofinancement permettront au SYDIP d’améliorer sa capacité d’autonomie qui est aujourd’hui très loin en-dessous de la moyenne. Sé/Sylvestre MALEKANI (SECAD SYDIP)

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